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Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 16:36

Si je me targue, si souvent,
Du passé qui me nargue,
C'est que sans, crier garde,
un peu de moi s'attarde.

Fuir la nuit a ces heures pales où,
Mon existence vire au floue,
Où que  mon sommeil s’égrène,
Pourvu  que le jour me revienne,

Tes rires volent en éclats,
De verre jetés par terre,
Alors contre moi je te serre,
Comme si c'était la derniére fois...

Ma Lou sans toi de nous,
Ne reste plus rien du tout,
Absente à tes heures,
L’absinthe à ses leurres,
Enceintent à leurs heures,
Des centaines de pleurs.

 Figure toi quelle figur-
Ine se cache derrière cette figure,
In c’est l’amort qui m’apelle,
In extremis battant d’une aile,
Fuyant celle que je devine,
Autant que ceux qui m’hallucinent.

Figure toi quelle a tant à m’apprendre,
Que je n’en serais jamais quitte,
Quitte  à souffler sur les portes,
« Exit », pour qu’elle me quitte,
Mais c’est moi qui m’exit,
Puisque plus rien ne m’acquitte.

Alors ce qu’ils pensent, qui s’en soucis,
Pas moi qui m’en balance, déjà en sursis,
Recouvert d’essence, sans briquet, je survis,



Figure toi que quand je passe,
Aux prés des barges qui m’envient, jasent,
Il se peut que je n’envisage,
Pas d’être a leur place,
Qu’j’entende des voix, sous la voi-,
Lure qui me murmurent me rassurent,
Qui vont a toute allure comme en voi-,
Ture, je quitte la voie, qui file vers l’azur,
Mais tout contre toi, ta figure posée entre mes doigts,
Il me semble que ça ira, tant qu’on maintiendra l’allure.

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 16:34


Dis pas qu’c’est foutu, La grande aventure,
Tu voudrais tout descendre,
Resterais que des cendres,

Silencieusement soul, J’me retrouve en dessous,
La porte a déjà fait clac,
Je sens comme un coup d’mattraque,

Sur l’coup ça fait peur, Puis on s’habitue,
A toutes ces douleurs,
Auxquelles on a survécues,

J’avais tant à y perdre, Le bonheur en sursis,
A fini par me plaire,
J’me sens si bien ici,

J’t’aime tant dans cette chambre,
Changes pas de robe de chambre,
La nuit fait des échanges,
J’ai peur de perdre au change,

J’peux plus m’retenir, De te retenir,
J’coule dans cette impasse,
Quoi qu’il se passe, faut que j’t’embrasse,

J’veux pas qu’tu soit triste, J’aime quand tu ris,
Seulement l’temps passe si vite, et j’écris tout petit à petit,

Je me rappelle du mot exit, Brillant sur ta porte,
Quand il a fallut qu’j’sorte, Même si j’ai oublié la suite,

Les passants ont des gueules d’inconnus,
Des tas de vies qu’on ignore,
Mais ce matin c’est moi que j’ai pas reconnu,

Comme quelqu’un d’autre, alors je sors,
Elle est un peu morte, cette putain d’avenue.

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : De rêves en passions
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Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 16:32
Le vieil arbre.

Regarde, toi qui aurait tant aimé, toi qui l’aurait tant aimé, poser ses quelques feuilles,
Et d’une clarté fiévreuse, presque belliqueuse,
L’aurore frapper ses mains, dont le cœur se souvient,
Quel cœur peut oublier, le temps qui fait jaunir,
Les miroirs postiches de la couronne de nos âmes.

Le voilà nu, plus nu que moi, qui ne suis déjà pas bien vêtu.
Le voilà nu, lui qui hier encore me narguait de ses couleurs,
Regardes-le comme un bois mort,
Qui attend la neige, ce manteau blanc,
Car il est des froids plus fort que l’hiver,
C’est le regard des gens,
Qui méprisent les bouts de bois crevés,
Qui craquent sous la brise.

Regardes, toi qui aurait tant aimé, toi qui l’aurai tant aimé,
Poser ses quelques feuilles,
Pour adoucir tes pas,
Dans le jardin d’automne.

Regardes, toi qui aurait tant aimé, toi qui l’aurait tant aimé,
Brûler ses dernières feuilles, qui s’élèvent dans la cheminée,
Ce corps qui nous réchauffe, encore un peu le cœur.
Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : L'âme du poète
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Dimanche 30 décembre 2007 7 30 /12 /Déc /2007 16:19

FREUD a écouté les patients, sur leur rêve, leurs idées bizarres. « Il y a quelque chose qui m’arrive et je ne comprends pas pourquoi. »

Certains processus se produisent, qui font que les sujets réalisent des actes qu’ils ne voudraient pas, comme les actes manqués.

Exemple : le sujet doit passer une épreuve, quelque chose d’angoissant, dans l’intention de réussir. Et en chemin, il se perd, alors qu’il connaissait parfaitement la route, et loupe son épreuve.

Lorsque se produisent les actes maqués, le sujet est pris dans un conflit psychique où l’angoisse est omniprésente, et l’acte manqué annule l’attention.

Le sujet ne peut pas choisir. « Quelque chose » choisis à sa place.

Acte manqué : (en psychanalyse) manifestation de l'inconscient, qui constitue la réalisation d'un désir refoulé et qui fait échec à des agissements conscients.


Les actes manqués, les lapsus et les rêves sont des productions de l'inconscient

Le trouble tient à un problème de liaisons.

> Représentation refoulées, représentations qui se sont dissociées d’autres représentations.

 

Car nous vivons dans un monde de représentations, notre vision des choses n’est qu’un grand assemblage de représentation refoulées dans l’inconscient, qui nous permettent d’identifier le monde qui nous entoure.

Et l’on reproche à ceux qui n’ont pas eu de chance, de ne pas pouvoir s’adapter à notre monde, car nous pensons bêtement qu’un chat est un chat un sentiment est un sentiment, etc.…

Mais chacun parle le langage de son passé, et comment peut on reprocher à un gamin d’avoir vécu des malheurs qu’il n’a jamais accepté ? (Par exemple)

Quand retirerons-nous les imbéciles des postes à pouvoir, où ils font Reigner l’oppression, contre ceux qui ne peuvent pas s’identifier à "leur vision étroite du monde".

 

Il n’existe pas de bonne façon de voir et de mauvaise façon de voir le monde, tout dépend de la manière dont on à pour ainsi dire "ingurgité" le monde par le passé. Ainsi certaines situations font ressortir des choses enfouis en nous, il est très important d’attacher une importance toute particulière à ces phénomènes, et de permettre à chacun de les comprendre, au lieu de culpabiliser les gens, avec des principes pour tous, qui se révèlent meurtrier pour certains. 

 

L’inconscient désigne le caractère ou l’aptitude d’une représentation ou d’un élément psychique quelconque présent  à la conscience, d’en disparaître soudain pour réapparaître plus tard.

 

T1 (conscient) > T2 (inconscient) > T3 (conscient)

 

Dans le temps 2, la représentation disparaît de la conscience mais existe toujours > elle est devenue inconsciente. Elle continue d’exister de façon virtuelle ou latente.

 

2ème niveau : réseau de transformation.

 

Revenant de son voyage de noce, elle lui dit qu’elle a fait un très excitant « voilage » de noce. Elle est surprise de son lapsus et elle apprend à son analyste un symptôme de tremblement d’écriture.

Elle associe et dit que son mari lors de la nuit de noce n’a pas été à la hauteur.

Effet de surprise et sentiment qu’elle-même n’était pas à la hauteur.

> apparaît comme un processus de défense devant une série de ??? Refoulés, au début superficiel, mais de plus en plus en profondeur.

                > Elle se souvient d’un désir

                               > Potentiel libidinal contenu pendant tout le voyage. À la nuit de noce, elle se sent frustrée, puis haine violent à l’égard de ce mari impuissant en se disant qu’elle n’arrive pas à susciter le désir de l’homme.

Reste du voyage : renversement de valeur : elle se met à materner son mari. Haine renversée en amour. C’est alors que le symptôme apparaît, qui est un tremblement du bras, + affect : colère sourde contre elle-même.

 

1er souvenir : lors de la nuit de noce, le mari renverse un verre d’alcool dans le lit.

2ème souvenir : à l’adolescence, elle a gardé pendant un temps assez long un voisin qui était en plein delirium tremens. Il agitait les bras pour repousser des hallucinations. Elle était traumatisée.

3ème souvenir : à l’adolescence, elle découvre que son père n’est qu’en fait son beau père. Elle se met à rechercher son vrai père. Elle a donc écrit une lettre à une ancienne connaissance de ce père. Elle va attendre dans une attente anxieuse et frustrée (comme pendant le voyage de noce) car elle ne reçoit pas de réponse.

4ème souvenir : vers 13/14 ans, son beau père avait bu et l’avait charmé de façon pressante, lui caressant les seins avec assiduité. Vivement surprise de la réaction de son père, elle avait ressenti une colère contre sa propre impuissance à l’arrêter. Elle avait attendu avec angoisse qu’il arrête ses agissements.

 

 

Tremblement d’écriture + colère : comment il s’est formé et en quoi il symbolise une excitation sexuelle refoulée.

 

Nuit de noce : elle ressent de la frustration, elle est dans une attente passive, le mari renverse de l’alcool, et elle est en colère.

 

Ordre chronologique :

- scène 1 : « inceste » (pour elle, sans que ce ne soit le cas)

- scène 2 : delirium tremens

- scène 3 : lettre père

- scène 4 : noces

 

Imaginons cette femme, à qui l’on reprocherait son emportement ? 

Alors prenons bien garde avant de juger de ce qui est normal où pas normal, celui qui est bien et celui qui est mal, on ne peut juger sans connaitre, et peut on connaitre la vie de chacun ?

Ne vous laissez plus manipuler par la télé qui balance des morales dégénérées et essaye de vous donner un idéal aseptique, et irréel, la vie est bien plus riche, votre vie est bien plus riche, que ces mensonges faciles que colporte la télévision, et les médias en tout genre, tous ces bons penseurs ne sont bon qu’à une chose, se masturber, en jouant les vedettes, ils n’apportent rien, et vous dérobent tout.

 

Par Gregor - Publié dans : critiques modernes - Communauté : Les antilibéraux
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Lundi 24 décembre 2007 1 24 /12 /Déc /2007 16:39

 

 

Mais qui a-t-il derrière, derrière ces rues si colorées,

Les joies signifiées, et les foules enchantées,

On peut y lire les décors de tant de vies exemplaires,

On peut y frire nos envies en mille exemplaires,

 

Mais que voit on le long des grandes villes,

Des yeux exorbités fixant l’impossible :

Un manteau pour l’hiver,

Le baiser d’un être cher.

 

Enivré d’amertume et de rosé si aigre,

Que leur bile fume et sent le vinaigre,

 

Des milliers d’âme isolés qui se confondent,

En essayant de vivre comme tout le monde,

Et se martyrise pour être à la bonne page,

Des images : triste paysage sans nuage.

 

Des mirages : tristes naufrages,

Mais vers quel point ce monde se mire,

J’ai vue tant de ces satires,

Assoiffés comme des vampires,

 

Pour quelques mots d’amours,

Qu’ils se querellent comme des vautours,

Ils n’ont pas honte de se parer,

De fourrures encore ensanglantées.

 

Je hais ces snobs, mal éduqués,

Souvent mal baisés,

Et les boutiques se font du fric,

Quand les sentiments deviennent ennemi public,

 

Il n’y à que les bourgeoises pour maquiller leurs sentiments,

Parfumer leurs trous duc, et rêver d’un briguant,

Effrayées jusqu'à s’eccorcher les rides,

La mort est tabou, l’amour est livide.

 

Et l’on juge ce qu’on ne connaît pas,

On se meffie quand on reconnaît pas,

On théorise un peu tout ca,

Et puis le reste ca va de soi,

 

Ou sont passés les mongolfiéres,

Et nos rires d’enfants qui s’élévent dans l’air,

On est amer de certitudes,

Malade en mer sans altitude

Par Gregor - Publié dans : critiques modernes
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Samedi 22 décembre 2007 6 22 /12 /Déc /2007 13:51


Chers amis lecteurs, aujourd’hui d’une âme heureuse et bienveillante, de mon laboratoire fantastique, m’est venue, une amusante idée, que j’ai bricolé toute la journée.
Ce ne fut pour moi tache facile, car je ne suis pas un grand bricoleur, mais comme j’avais très envie d’y arriver, j’y suis parvenus, et voici mon nouveau jouet, qui me consacrera au top 50 des inventeurs du siècle, probablement.

Cette machine s’appelle la machine aux plaisirs, elle permet d’être heureux tout le temps, n’importe quand, et même de faire tout avec plaisir.
Fini les réveils difficiles, les travaux laborieux, fini le stress, et l’anxiété, grâce à cette machine, bientôt en vente chez votre marchand de journaux, adieu les soucis, et les petits tracas de la vie quotidienne.
Terminé les j’aime pas faire ci les j’aime pas faire ça, on aimera faire tout ce qui nous est pénible et oh ! combien nécessaire d’accomplir chaque jours.
A présent on travaillera 12 heures par jour sans problème, et on deviendra très riches, sans jamais avoir à se plaindre.
Et j’ai l’immense privilège de t’annoncer futur client qu’on a déjà testé cette machine sur un animal, la fourmi, avec lequel nous avons obtenu, je peux me permettre de le dire à présent, un franc succès. Mis a part quelques petits défauts, (on les voit se propager et bouffer tout ! Un peu partout !), heureusement nous avons aussi trouvé le remède pour toi cher futur client : l’anti-fourmis, en vente également chez votre marchand de journaux, mais nous sommes sûr que pour les hommes nous trouverons un remède un peu moins radical.

J’ai aussi, l’immense privilège, l’honneur même de t’annoncer très cher, et oh combien ! Très cher client, que la machine à plaisirs existe déjà et que tu l’utilises tout les jours sans le savoir, et que c’est grâce à elle que tu crois être heureux de faire, tout ce qui t’es pénible de faire chaque jours, mais j’ai le regret de te dire que l’ancien modèle n’était pas suffisamment performant et que du coup, défois les fourmis en ont mare, veulent partir en vacances, se rebellent et que celles qui s’obstinent trop sur l’ancienne machine, on tendance à devenir névrotique, et à finir sur un divan, après avoir mordu, Dieu sait pourquoi leur voisin.

Mais rassurez-vous, la nouvelle fera de vous de vrais et parfaites petites fourmis, qui seront se contenter du plaisir de la machine à plaisir, et pas de je ne sais quelles envies biscornues, les hommes m’échappent parfois, vivent les fourmis ! (dixit Weber), et l’abolition des libertés individuelles, qui nous empêchent d’être des petites fourmis contentes de travailler jours et nuits pour leur fourmilière.
Au fait, la fourmilière elle s’en moque éperdument de toi, ce qu’elle veut c’est ton travail, et ton pognon, et encore du pognon par ton travail, et enfin surtout et vraiment surtout que tu te taises et arrête de te plaindre.
Et aussi, j’ai pris le travail comme exemple final, mais la machine à plaisir fonctionne aussi pour tout le reste, un bijoux cette machine à plaisir, même vous seriez content de mourir, a condition d’avoir été bien sage, pas d’alcool ni de tabac, et je n’ose même parler des drogues.
Amis lecteurs je te salut.

Par Gregor - Publié dans : critiques modernes - Communauté : Que de l'humour
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Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 12:43

Les références communes ne sont elles pas toujours un moyen d’éviter de penser par soi même, de dévier son propre jugement, de s’en référer à une autorité dites supérieure dans l’espoir que celle-ci résolve les problèmes à sa place, on lance notre désarroi sur la place publique, et on s’étonne ensuite que cela ne fonctionne pas.

Toutes les estimations dites « normales », « réelles », « inéluctables », cachent en fait une incapacité à comprendre les problèmes que peuvent soulever la vie, et plutôt que de le reconnaitre on s’accroche, comme le lierre à un chêne, à tout ce qui est général, absolu, commun, normal.

Le système que je viens de décrire ne meurt jamais, il s’adapte toujours, selon cette vieille tromperie que les idées communes sont supérieures, non négociables, elles sont pour tous, donc personne ne s’y intéresse,  et surtout très peu tente de mettre leurs propres poids aux idées, les poids sont prédéfinis depuis des siècles,  en fait on vit entre de vieux murs, qui sont là sans raisons apparentes, mais comme ils sont considérés infranchissables, on ne les franchit pas, on fustige ceux qui sortent de l’ordinaire, sans raisons, puisque ces raisons sont hérités d’un passé très lointain, et à l’époque déjà elles étaient absurdes, elles ce sont adaptés sans raisons, disons qu’elles ont changées de socle, et on à gardé la forme pour faire jolie, tant de fois, qu’à présent c’est d’un ridicule effrayant.

Le problème c’est que l’on ne remet pas en cause ses propres jugements, sans difficulté, et  il faut bien le dire une fois qu’on comprend, on se dit qu’on était bien con avant, mais on ne pouvait pas savoir… Et tant encore ne le savent pas, alors penser par soi même est considéré comme un danger, dés que cela touche à la nécessité de vivre, ils se le rêvent, ils y croient comme en Dieu, qu’ils sont nécessaires à la vie, mais jamais que la vie leur est nécessaire, ce qui est important et utile, ce sont leurs croyances qui justifient apparemment leurs existences, mais par eux-mêmes ils se dégonflent vite, ils figent toutes alternatives, toutes différences, et la majorité votante, est enfoncé jusqu’au cou dans ses problèmes quotidien et précaire, et elle est bien incapable de voir plus loin que sa motte de terre.

Par Gregor - Publié dans : critiques modernes - Communauté : Les antilibéraux
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Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 03:00

On est parti sans trop savoir où l’on voulait aller, on voulait savoir qui on était d’où on venait, pourquoi on faisait telles choses et pas d’autres, et puis on a trouvé on a compris, la machine infernale nous a dérobé notre joie de vivre, les gens que l’on aimait alors… ne nous comprennent plus, quelles questions tu te poses encore ? La vie est belle, la vie est simple, et nous on savait plus quoi dire perdu assurément dans ce monde, étrangers à toutes ces manies qui font la fierté des uns, et le malheur des autres, on les trouve si ridicules, on a pleuré des nuits entières la bêtise de ce monde, et quand un espoir né il meurt si vite qu’on se demande pourquoi on l’a laissé naitre.

On se sent libre, quand on peut choisir la corde qu’on se passera autour du cou le moment venu de faire le pendu pour accomplir son devoir, mais la société n’existe plus pour nous, on la rêvée tant de fois, mais on a perdu notre rêve, bien avant qu’il ne soit né.

On l’a perdu à force de vouloir comprendre les raisons de notre existence, comment tout ça fonctionnait, et puis on c’est vite retrouvé seul, chacun tirant de son côté, la nappe inconnue où tout le monde vient se nourrir, alors du coup ça fait un sacré bordel, on la déchire et on la froisse, on y renverse de l’alcool on avance pas d’un pas, il faut être si intelligent pour comprendre ce qu’il se passe sous et sur la table, que tout le monde y renonce, accuse le voisin, se vante de sa place, on discute aussi, on s’aime, mais c’est la grande pagaille sans sens dans nos grandes villes.

Alors on continu d’essayer de savoir, que faire, comment sauver l’essentiel, c’est quoi l’essentiel ?

Si c’est notre essentiel à nous, que penser du voisin qui n’a pas le même essentiel, et si on peut s’entendre, après tout on bouffe tous à la même table, et puis arrive les cow boys en motos, ils prennent toutes la bouffe, les plus belles filles, et ils repartent fier et content d’eux…

Ce sont les vedettes, les étoiles du moment, les modèles de réussite, au royaume des imbéciles.

On leur construit un monde parfait, pour eux, et puis le reste ce n’est pas très important, vive la frime, sexe et rock and roll, vive la France….

On continu quand même d’avancer conscient que l’on fait quand même ce que l’on peut pour comprendre, et en comprenant, on évite de dire des bêtises, mais comme personne ne s’intéresse à rien, et veut surtout avoir le droit d’être fier et content de lui, comme si quelqu’un au dessus de la table l’attendait avec une sucrerie pour le récompenser, d’avoir pensé et fait, comme on lui avait appris à faire et à penser, on se fait pardonner ses "petites défaillances", et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Que faire mais que faire ? On fait comme on peut… Mais il faudrait en plus être heureux de faire de la merde, d’être une motte de terre sur une autre motte de terre, alors on devient compatissant généreux, on voudrait que la laideur de nos visions qui rendent ce monde si laid, puisse être sauvée par de la générosité, exemple : t’es moche parce que je te trouve moche, mais bon comme t’es gentil tu as droit de rester là, à jouer ton rôle de moche - ou de pauvre - 

On rejette pas les pauvres, les moches, mais par contre les méchants ce n’est pas bien, nos estimations de valeurs ne doivent pas changer, c’est fatigant de réfléchir !!!

 Alors que je cherchais des solutions sympas, j’ai perdu le fil de leurs morales, et de leurs vertus, et maintenant je suis plus du tout sympas.

On me traite d’arrogant, ou on me demande de redescendre sur terre, mais j’en veux pas de votre terre, moi celle que je vois me convient, et je souffre plus de plaindre les gens, qu’ils ne souffrent  eux-mêmes, car le pire de tout c’est que mes nerfs se sont aiguisés je ne souffre plus de voir de la méchanceté inutile, alors que mes contemporains s’en régalent à la télé, de crimes, d’histoires sordides, pleine d’un vide insoutenable.

Moi le vide je le vois partout, c’est le vide des idées qui courent, et des raisons que l’humanité c’est fabriquées pour avancer, c’est le vide d’une banalité sans avenir, mais qui apporte gloire et célébrité, on les admire, ces guides du bonheur, avec qui l’on profite sans donner de sens, sans chercher de solutions.

Enfin, bref tout ca pour dire merde et re-merde, raz le bol de jouer les pantins pour des prunes, tant pis pour moi, tant mieux pour qui ?

Par Gregor - Publié dans : critiques modernes
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