Présentation

Music !

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 14:31

Partir, devenir étranger ! Rien à gagner par ici ! 

Détruire cette puérile sensation d'avoir perdu ici quelque chose !

Quand je vois ces rues je me rappelle de toute mes envies, de tous mes désirs, et toutes ces pensées qui n'avaient alors aucune contenance !

Les rues sont des rivières qui emportent nos espérances, 

Les foules sont paresseuses, ici comme ailleurs, nous refusons d'être des leurs !

Et comme pour maquiller notre réticence, nous leur laisseront croire que nous avons manqué de chance !

Quel hasard voudrions nous ?

Notre science nous à prévenue de toutes leurs considérations arbitraires !

Qui peut goûter le plaisir d'être seul ! Sans un seul échos douloureux de notre trop grande générosité ! Libre !

Qui connait les illuminations ?

Par Gregor - Publié dans : critiques modernes - Communauté : Les Grands Poètes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 01:29

Comment pourrais je dire ce que je pense sans violence ? A mon âge ? 
Votre fierté est de celle des bouffons, des agitateurs de drapeaux ! 
Quoi ? Vous vous plaisez, vous vous attirez, mais tout ce que l'on a put faire de sincère et de valable, vous lui refusez même votre seul intérêt ! 
En vrai je n'existe pas pour vous, rien qu'une folle mascarade, les dieux se sont foutu de ma gueule.
La seule chose qui vous est accessible: mon rire, et ma provocation ! Auxquels tous vos esprits sourds répondent par des sottises, avec cet air médiocre qui trouve toujours à dire "mais puisque c'est ce que j'aime, fou moi la paix !", et vous croyiez même, dans votre arrogance savoir ce que vous voulez.
Voila le seul avenir que je puisse trouver dans la compagnie de mes semblables, un rire, une angoisse, un plaisir volé !
C'est déjà pas mal, et cela explique bien des choses en vérité, je suis déjà parmi vous à l'ouvrage, tout n'est que confirmation de ce que je fais déjà, alors vers où je cours ? Où est ce chez moi ? Qu'il me faut gravir, qu'il me faut débrider dans mon âme, afin de partir, fuir, courir, courir… Courir seul ! Car qui peut me suivre ? Qui a dans le coeur suffisamment de sauvagerie, de phobie des hommes ?
Qui accepterait de s'arracher aux folies qu'on lui grava au fer rouge dans le crâne, en lui ôtant toute noblesse, tout esprit de grandeur ?
Toute solitude est une faute ! Tout ce que les autres ne peuvent connaitre de vous n'existe pas !
Qu'importe la beauté, personne n'en à cure, au mieux ils en feront une idole, et l'aduleront comme un phénomène improbable, imprévisible !!!
Qu'importe le cris hurlant de tout son coeur, sont mépris des valeurs, son mépris de l'enfermement, son isolement dans un monde qui bafoue la splendeur ! L'insolence de sont talent, jusqu'à ses propres yeux ! Jusqu'à renier son je !
Et tant de choses encore, et tant de choses encore !
Que j'aimerai faire pour vous, avec vous, et contre vous !
Run with me, run with me….

Par Gregor - Publié dans : critiques modernes - Communauté : Les Grands Poètes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 09:36

Nous autres immoralistes !

Ce monde, qui nous concerne, au milieu duquel nous avons à craindre et à aimer, ce monde presque imperceptible et invisible, ce monde du commandement délicat, de l'obéissance délicate, un monde " d' à peu prés " à tous les points de vue : scabreux, captieux, pointilleux, douillet, oui, ce monde est bien défendu contre les spectateurs grossiers et la curiosité familière ! Nous sommes emprisonnés dans un filet serré, une camisole de devoirs et nous ne pouvons nous en dépêtrer.
C'est en cela que nous sommes des " hommes du devoir ", nous aussi !
Parfois, il est vrai, nous dansons dans nos "chaines" et entre nos "'épées"; plus souvent, ce n'est pas moins vrai, nous grinçons des dents et supportons impatiemment la rigueur secrète de notre sort. 
Mais nous avons beau faire : les sots et l'apparence nous accusent toujours d'être des hommes sans devoir.
Nous aurons toujours les sots et l'apparence contre nous.

Aux savants !

La plus part des des penseurs et des savants l'ignorent, faute d'en avoir aucune expérience, et si on leur en parlait elle leur paraîtrait invraisemblable. Ils se représentent toute nécessité comme une contrainte, une pénible obéissance et une coercition ( def: action de contraindre); la pensée même est à leurs yeux quelque chose de lent, d'hésitant, presque un labeur, assez souvent " digne de la sueur des nobles savants ", mais nullement quelque chose de léger, de divin, de très proche parent de la danse et de la folle gaité.
Les artistes ont peut être ici un flair plus délicat : ils savent trop bien que c'est précisément lorsque la nécessité, et non plus l'arbitraire, conduit leur oeuvre, que leur sentiment de liberté, de subtilité, de toute puissance, de création, de maitrise, qui fait d'eux des démiurges (def: nom donné à Platon au créateur de l'univers), atteint son apogée; alors, pour eux, la nécessité et la "liberté de la volonté" ne font qu'un !!

Par delà bien et mal, Nietzsche.

Par Gregor - Publié dans : critiques modernes - Communauté : Les Grands Poètes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 09:35

Avez vous jamais vu, dans le regard froid, vitreux, indifférent de vos chers semblables, une espèce de muraille infranchissable, le mépris et la volupté que leur accorde cette supériorité ?
Et pourtant vous vous efforcez, Dieu sait pourquoi ? De rester juste, vous vous le devez a vous même, et non pas à je ne sais quel Dieu, qu'invoquent je ne sais qui, à propos de je ne sais quoi ?
Mais au comble de votre "bonté", de votre naïveté, quand l'ennemi semble vaincu, vous avez pitié de sa sottise, de son ignorance, et vous vous abaissez pour ne plus l'effrayer… Vous culpabilisez, et vous regrettez vos mots, vos gestes, votre emportement !!!
Mais que chacun de mes pas en témoignent, je suis un enragé !! Je n'épargne personne, et je ne pardonne jamais rien !
Si souvent je me tais, et que je feins par là d'oublier, si je m'écrase, toutes les vérités restent en moi si pesantes, quelles en deviennent à nouveaux venimeuses, alors tant pis si elles heurtent certaines personne, et que chaque choses qui puissent se briser sur elles se brise.
Je me répète, la pensé, les idées, les valeurs, ne sont pas des oeuvres de charité, la souffrance qu'elles causent à celui qui entreprend de se hisser au dessus de lui même en est d'ailleurs la marque.
Sans en avoir conscience, les gens savent très bien tout ça, du moins, ils agissent avec la même violence, la même surdité aux gémissements des autres, mais sont ils aussi dur envers eux même ?
Vous vous efforcez de rester juste, même avec ceux qui ne le sont pas envers vous, c'est la votre unique générosité, sinon vous jouez contre vous même, en croyant défendre une naïveté.
Quand même, n'est ce pas décourageant de se faire ridiculiser par ceux qui l'instant d'avant vous imploraient de les laisser tranquille, de retenir vos paroles ? 
Cela doit nous servir le coup d'après, à rester inflexible, à ne pas aller contre notre volonté, à croire en ce que l'on sait, à connaitre ce qu'on ignore, bref, conserver le maximum de notre lucidité !
Car avec l'esprit coupable -qui sait qu'il n'est pourtant pas tout à fait dans l'erreur- on freine notre intelligence, car en même temps qu'elle continue de lutter contre la fausse pensée qu'on nous reproche, elle s'efforce de convaincre sa propre bêtise, qui à peur de défier et de ne plus plaire à son auditoire. 
En vérité c'est trop souvent pour plaire qu'on se tait, trop souvent pour plaire qu'on pose un masque conciliant et faussement généreux, et qu'on se prive en fait des seules personnes qui auraient méritées de nous plaire, à nous !
Et c'est encore une naïveté, car personne n'aime les visages coupables, or "qui s'excuse, s'accuse ! " Disait Stendhal. 
De quoi mérite t'on de s'excuser ? D'être jaloux ? De vouloir plus ? De vouloir mieux ? De défier l'impossible ? De réaliser nos rêves ? D'accomplir notre ultime espérance ? 
Ne cherchez plus, vous devez avoir compris, ce dont on s'excuse, c'est de dépasser ou de vouloir dépasser les autres, de voler au dessus du troupeau, or c'est la faute suprême pour tous les gens qui courbent la tête, et ils se serrent bien au chaud pour couver leur vanité, leur vision superflue, et ils attaquent en groupe, en rang, sans arguments mais très fier de pouvoir faire régner leur puissance. Quel manque de fierté, de devoir partager ! On ne se doit qu'à soi, sinon on accompli la volonté d'un autre !
"On commande toujours à celui qui ne sait pas se commander lui même ", Voila une phrase que j'ai mis un temps considérable à comprendre. 

Par Gregor - Publié dans : critiques modernes - Communauté : Les Grands Poètes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 15:18
Le degré et la nature de la sexualité chez l'homme pénètrent jusqu'au plus haut sommet de son esprit.
La maturité de l'homme, c'est d'avoir retrouvé le sérieux qu'on avait au jeu quand on était enfant.
L'homme de génie est insupportable quand il ne possède pas, en outre, deux qualités au moins : la reconnaissance et la propreté.
Le sage et l'astronomie. — Tant que tu consi dères les étoiles comme quelque chose qui est « au-dessus de toi », il te manque le regard de celui qui cherche la connaissance.
Avoir du talent ne suffit pas : il faut aussi avoir votre permission d'en avoir, — eh quoi ! mes amis ?
Qui se méprise soi-même s'honore du moins comme contempteur.
On commence à se défier des personnes très avisées, dès qu'elles ont l'air embarrassé.
Découvrir que l'on est aimé en retour, cela devrait ouvrir les yeux au sujet de l'être aimé. — « Quoi ? est-il assez modeste pour t'aimer, pour t'aimer toi ? Ou assez sot ? — Ou bien — ou bien — ? »
Ce qui se fait par amour se fait toujours par delà le bien et le mal.
Le christianisme a donné du poison à boire à Eros : — il n'est pas mort, mais il a dégénéré en vice.
L'objection, l'écart, la méfiance sereine, l'ironie sont des signes de santé. Tout ce qui est absolu est du domaine de la pathologie.
La démence, chez l'individu, est quelque chose de rare, — chez les groupes, les partis, les peuples, les époques, c'est la règle.
En vue de tous les partis. — Un berger a tou jours besoin d'un mouton conducteur, autrement il lui faut être à l'occasion mouton lui-même.
On ment bien de la bouche : mais la tête qu'on fait en parlant, dit la vérité quand même.
Nietzsche
Par Gregor - Publié dans : critiques modernes - Communauté : Les Grands Poètes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 15:10

 

Quand le charme est rompu nous devenons deux étrangers.
Et je me demande, tu te demandes ce que nous faisons ensemble. 
Je me dis "Elle est là pour pallier à ses incertitudes, je ne serai jamais son évidence, ses certitudes me fuient, trois fois hélas, je suis damné ! Regardes moi, avec mon regard de chien battu, encore je pleure, je suis un ange déchu, de par ma vocation..."
Elle se dit "Il n'aime en moi qu'une facette inconnue, je serai bientôt nue dans les bras d'un autre, peut il me laisser tranquille, et comprendre que je ne lui doit rien ! Que peut il partager avec celle que je ne suis pas ! Pourquoi ne m'écoute t'il pas ! Je l'ai pourtant laissé partir, et se blottir dans les bras d'une autre ! "
Par le trou de mon tee shirt elle est rentrée dans mon coeur, et par ce même trou, à présent rongé je la perds....

 

Mais peut être un beau jour voudras tu retrouver avec moi les paradis perdus ?

 

Le plus dur et le plus beau, te laisser et partir et pourtant tout faire pour te retenir.

A la plus belle, qu'on sait si jolie, souhaiter d'être heureuse, même si, même si, on sait très bien qu'on lui nuit.

Je voudrait tant savoir comment pouvait faire cet homme, pour séduire et plaire indéfiniment, pour arriver toujours au bon moment, par quelle grâce déroba t'il ses émotions ? Par quelle grâce savait il si bien la couvrir d'amour et d'attentions ?

Par quelle délicatesse ? Quel appétit de la vie ? A t'il put dicter dans sa voix tant d'écume et de joie ?

Je me demandais en lisant Barbara, pourquoi cette résonance manquait en moi ?

Alors que je pouvais voir à travers toutes les lignes, celle là en moi s'est tue, un silence admiratif, et comment dire ? Comment dire que j'aimerai savoir ?

 

 

Par Gregor - Publié dans : coup de coeur - Communauté : De rêves en passions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 15:08

__


     J'ai avalé une fameuse gorgée de poison. - Trois fois béni soit le conseil qui m'est arrivé! - Les entrailles me brûlent. La violence du venin tord mes membres, me rend difforme, me terrasse. Je meurs de soif, j'étouffe, je ne puis crier. C'est l'enfer, l'éternelle peine! Voyez comme le feu se relève! Je brûle comme il faut. Va, démon!

     J'avais entrevu la conversion au bien et au bonheur, le salut. Puis-je décrire la vision, l'air de l'enfer ne soufre pas les hymnes! C'était des millions de créatures charmantes, un suave concert spirituel, la force et la paix, les nobles ambitions, que sais-je?

     Les nobles ambitions!

     Et c'est encore la vie! - Si la damnation est éternelle! Un homme qui veut se mutiler est bien damné, n'est-ce pas? Je me crois en enfer, donc j'y suis. C'est l'exécution du catéchisme. Je suis esclave de mon baptême. Parents, vous avez fait mon malheur et vous avez fait le vôtre. Pauvre innocent! - L'enfer ne peut attaquer les païens. - C'est la vie encore! Plus tard, les délices de la damnation seront plus profondes. Un crime, vite, que je tombe au néant, de par la loi humaine.

     Tais-toi, mais tais-toi!... C'est la honte, le reproche, ici: Satan qui dit que le feu est ignoble, que ma colère est affreusement sotte. - Assez!... Des erreurs qu'on me souffle, magies, parfums, faux, musiques puériles. - Et dire que je tiens la vérité, que je vois la justice: j'ai un jugement sain et arrêté, je suis prêt pour la perfection... Orgueil. - La peau de ma tête se dessèche. Pitié! Seigneur, j'ai peur. J'ai soif, si soif! Ah! l'enfance, l'herbe, la pluie, le lac sur les pierres, le clair de lune quand le clocher sonnait douze... le diable est au clocher, à cette heure. Marie! Sainte-Vierge!... - Horreur de ma bêtise.

     Là-bas, ne sont-ce pas des âmes honnêtes, qui me veulent du bien... Venez... J'ai un oreiller sur la bouche, elles ne m'entendent pas, ce sont des fantômes. Puis, jamais personne ne pense à autrui. Qu'on n'approche pas. Je sens le roussi, c'est certain.

     Les hallucinations sont innombrables. C'est bien ce que j'ai toujours eu: plus de foi en l'histoire, l'oubli des principes. Je m'en tairai: poëtes et visionnaires seraient jaloux. Je suis mille fois le plus riche, soyons avare comme la mer.

     Ah ça! l'horloge de la vie s'est arrêtée tout à l'heure. Je ne suis plus au monde. - La théologie est sérieuse, l'enfer est certainement en bas - et le ciel en haut. - Extase, cauchemar, sommeil dans un nid de flammes.

     Que de malices dans l'attention dans la campagne... Satan, Ferdinand, court avec les graines sauvages... Jésus marche sur les ronces purpurines, sans les courber... Jésus marchait sur les eaux irritées. La lanterne nous le montra debout, blanc et des tresses brunes, au flanc d'une vague d'émeraude...

     Je vais éveiller tous les mystères: mystères religieux ou naturels, mort, naissance, avenir, passé, cosmogonie, néant. Je suis maître en fantasmagories.

     Écoutez!...

     J'ai tous les talents! - Il n'y a personne ici et il y a quelqu'un: je ne voudrais pas répandre mon trésor. - Veut-on des chants nègres, des danses de houris? Veut-on que je disparaisse, que je plonge à la recherche de l'anneau? Veut-on? Je ferai de l'or, des remèdes.

     Fiez-vous donc à moi, la foi soulage, guide, guérit. Tous, venez, - même les petits enfants, - que je vous console, qu'on répande pour vous son coeur, - le coeur merveilleux! - Pauvres hommes, travailleurs! Je ne demande pas de prières; avec votre confiance seulement, je serai heureux.

     - Et pensons à moi. Ceci me fait peu regretter le monde. J'ai de la chance de ne pas souffrir plus. Ma vie ne fut que folies douces, c'est regrettable.

     Bah! faisons toutes les grimaces imaginables.

     Décidément, nous sommes hors du monde. Plus aucun son. Mon tact a disparu. Ah! mon château, ma Saxe, mon bois de saules. Les soirs, les matins, les nuits, les jours... Suis-je las!

     Je devrais avoir mon enfer pour la colère, mon enfer pour l'orgueil, - et l'enfer de la caresse; un concert d'enfers.

     Je meurs de lassitude. C'est le tombeau, je m'en vais aux vers, horreur de l'horreur! Satan, farceur, tu veux me dissoudre, avec tes charmes. Je réclame. Je réclame! un coup de fourche, une goutte de feu.

     Ah! remonter à la vie! Jeter les yeux sur nos difformités. Et ce poison, ce baiser mille fois maudit! Ma faiblesse, la cruauté du monde! Mon dieu, pitié, cachez-moi, je me tiens trop mal! - Je suis caché et je ne le suis pas.

     C'est le feu qui se relève avec son damné.

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : Les Grands Poètes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 15:07

Pour moi écrire un texte est semblable à assimiler un puzzle, avec les milliers de références, de notions, d'émotions (très important les émotions), avec tout ce bric à brac enfoui dans notre mémoire, on se pose une question. Alors la réponse, vient d'elle même elle se forme dans notre esprit. Elle prend la forme d'un texte. Je veux dire en cela que nous utilisons inconsciemment des formes travaillées antérieurement par notre cervelle.

Comme Daniel Tammet l'exprime dans son livre, je suis né un jour bleu, la force des choses vécues en soi, est plus forte que celle que l'on ne vit qu'en spectateur froid. Ainsi ce que nous rattachons à des dates, des chiffres sans émotion particulières, il a réussi à leur donner des saveurs, des odeurs, des couleurs, au point de pouvoir vous dire quel jour de la semaine vous êtes nés en fonction de la date de votre naissance: exemple 18 septembre 1987, il devine que ce fut un mardi, en quelques secondes !!!

La solution il ne la calcule pas, elle lui apparait, par des souvenirs, des saveurs, des couleurs.

Ainsi il utilise des facultés sensorielles et émotionnelles pour se souvenir, et pour trouver des solutions impossibles.

Mais il ne le doit pas au hasard, il a appris à utiliser ses facultés, il sait qu'il a raison, et il suffit d'un calendrier pour prouver ses dires.

L'objet de ce texte n'est pas de réduire toutes écritures, toutes philosophies, à une espèce de décharge émotionnelle, invérifiable, et de prétendre que la seule certitude de l'auteur confère au texte une valeur en soi.

Mais je crois que tous les penseurs savent qu'ils trouvent des solutions, parce qu'elles leurs apparaissent, et qu'ils vérifient en suite leurs découvertes. La signification vient en suite, d'abord on se sent saisi, par une idée, une sensation, un puzzle si bien assemblé dans notre esprit.

D'ailleurs combien de choses sommes nous capable de retenir par la force de nos émotions, de nos sens, quelle perfection de l'image, quelle précision dans nos souvenirs !

C'est une forme d'autisme, en cela, qu'elle concerne uniquement notre manière d'assembler les choses, de les mémoriser, de les relier à notre vie.

Elle part d'une intuition, que l'on cherche à vérifier. Les termes de l'équation se sont assemblés trop vite, avec trop de paramètres, de manière inconsciente, on sait où on veut aller, on ne perd pas le cap, mais pourtant on se fait confiance. Cela est vérifiable dans la musique, sur une improvisation, et je crois pouvoir dire que toute oeuvre nouvelle et créative- parce que l'excitation est trop forte pour nous freiner, et nous obliger à vérifier chaque paramètres-, nous vient avec un certain abandon, un certain dédain de notre manière commune de penser. Cette manière de penser nous est propre, et il est possible d'exprimer tous les paramètres qui nous ont guidés dans cette démarche. Cela peut prendre des années, autant pour expliquer, que pour dés fois retrouver dans notre mémoire ces sillons que l'excitation a sut dévoiler ! 

Il en est de même pour les maths, à force de faire des équations, ont prend des réflexes, et si on se retrouve à devoir expliquer notre démarche, si on veut rendre consciente toutes nos réflexions, on se rendra compte que ce n'est pas si évident, qu'il y'a des réflexes que l'on à acquis parce qu'on était sur que ça serait toujours pareil, qu'il n'y avait pas besoin de vérifier à chaque fois.

Or il est important de vérifier tout de même si nos réflexes inconscient sont effectivement bons ?

Car cette manière de penser, peut aussi être, quand elle n'est qu'un moyen de rassurer la sainte simplicité, un vrai poison, une véritable absurdité. 

Or la subtilité de nos sens, de notre réflexion, doit être le plus souvent possible analysée, réétudiée, mais lorsqu'on s'élance, il n'y'a plus de temps à perdre, nous vivons l'instant qui possède notre réflexion historique.

Par Gregor - Communauté : L'âme du poète
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 14:53

C'est la contrainte qui permet aux pulsions de se sublimer. Ainsi l'Eros devient amour, et se meut en une infinité d'éclats, dont la vue vous crève les yeux.

C'est donc par une tyrannie de nos pulsions sexuelles, que cette denière parvient à élever notre âme, à élargir notre conscience.

Quels sont donc ces moyens conscients et inconscients qui rendent nos pulsions esclaves de notre jugement ?

Dans le cas de l'amour passionnel, qu'est ce qui nous asservie à la vision sublime de notre Eros ?

Dans mon propre cas je dirai que j'ai du mal à terminer une discussion, quand bien même je devrai la finir seul.

Il est vrai que l'on se délecte de contempler son amour, son talent, son envie.

Et les contraintes imposées par l'être aimé sont tout autant de friandises sacrées, mais dont il faut probablement subir de prime abord le goût empoisonné.

D'où cette notion de "se laisser désirer", afin de permettre à l'être cher de rehausser sa passion pour nous.

Cette fonction est celle du tyran, qui pétrifie le coeur de l'autre afin de lui élargir la conscience, d'approfondir sa volonté de nous plaire.

Il y'a finalement beaucoup de bonté dans la méchanceté et l'indifférence.

Et qui ment à qui ?

Celui qui parle, celui qui écoute ?

Celui qui séduit, celui qui refuse de plier ?

Sans doute les deux mentent ils, pour le bien de l'autre…

Nous n'avons que trop mal appris à discerner nos instincts psychologiques, nous agissons plus par réflexe, que par notre réflexion, et du coup nous croyons être pris par des flots magiques, remplis de volupté…

Nous cherchons peut être en cela à épater nos Dieux, voir, à leur arracher une larme !

Cette tyrannie du bien, de la bonté, est un pieux masque, qui adoucie fort bien l'existence.

Pour quelle raison d'ailleurs, nommons nous le "bon côté" de ce sentiment, celui qui vient après coup ?

Puisque nous souffrons d'abord, et que par la suite nous admirons ?

Les plus habiles réservent leur prime passion au secret de leurs nuits.

Mais celui qui flatte dans les coeurs cette beauté seconde, celui là en vérité sera toujours le second.


A mauvais entendeur, salut !!

Par Gregor - Publié dans : coup de coeur - Communauté : L'âme du poète
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 08:53

Il est probablement une fatalité, qui précipite les hommes à un point de rupture d'eux mêmes, quelque chose s'empare de leur raison, le doute, l'incertitude, la sensation terrible de n'avoir qu'une seule vie, et d'avoir peut être fait des mauvais choix… La culpabilité, le mépris de soi même… Pour celui qui connait et à déjà put méditer les causes et les effets de ce genre de sentiment, la frayeur semble plus anodine, une sorte de roue, de nécessité de l'esprit qui veut se renouveler, et pourtant…. On ne peut éviter le processus, peut être l'accélérer ? Qui comprend ce que je veux dire, sait les dangers et les incompréhensions que cela peut susciter chez ceux qui n'ont pas une conscience aussi aiguisée. Il est difficile de tricher, on ne peut arracher une part de soi, aussi belle et légendaire soit elle, sans réaliser effectivement tout ce qui se doit abandonner. Ainsi les mouvements, les rires, les gestes les plus anodins trahissent encore une petite affliction, un lien intime avec notre faiblesse et notre folie, or la raison veut dompter l'allégresse, le génie, l'inconstance.

Il est insupportable de ne pouvoir dominer sa propre pensée, il est insupportable d'être un pantin, surtout quand ses propres fils le poussent à se cogner violemment la tête contre les murs.

Si notre insouciance nous poussait seulement à aimer les filles, et à trouver les mots improbables qui provoquent le rire, peut être serions nous moins nombreux à poursuivre notre esprit jusqu'à ses dernières lueurs, dans les caveaux pourris, les cauchemars et le danger !

Ô Comme les poètes sont sages, de se choisir l'enfer et la malédiction, de choyer leurs afflictions, quand tant d'âmes simples préfèrent oublier, préfèrent jouer les innocents, et renient en cela toute la beauté du monde.

En cela la grandeur n'est jamais trop éloignée du vide, et la facilité, la sainte simplicité, laissent un souffle pourris dans l'éclosion des roses, où l'amoureux jamais ne s'étonne quelles se parent des plus subtils parfums, mais quoi ? N'a t'il jamais gouté l'eaux des égouts, celui là qui se bouche encore le nez ?

Mais force est de croire que l'éternité nous appartient, tous les songes, les plus vaines pensées, la moindre idée ! Les mots nous appartiennent….

Cela parait prétentieux ce nous ! Mais comme il faut parfois ce délier et s'extraire de l'âme des êtres qui nous sont cher ! De notre propre âme !

Et c'est ce nous que l'on risque par cette même incrédulité, la sagesse, l'éternité d'une pensée, la magie d'une sensation, tout cela en vérité est bien effrayant, mais plutôt mourir que d'y renoncer, ainsi parle le brave, et c'est ainsi qu'il se métamorphose, et attire vers lui dans l'obscurité de son secret, les plus proches rayons du soleil.

Nous savons bien au fond de nous même, que rien ne filtre à travers le prisme de nos plus glorieuses actions, un peu méchant sans doute avec les gens trop fier, peut être encore rattachés à ce à quoi ils n'ont pas sut renoncer… 

Et quand nous critiquons, ce qui nous apparait ridicule est encore une image trop mal cachée de notre propre vanité, car si nous abandonnons ce qui a tant de valeur pour nous, c'est qu'on se sent en deçà, et que la seule évocation de notre ancienne complicité avec les astres, nous fait rougir.

Ou alors nous ne perdons pas de temps à critiquer, entendons nous, nous passons outre, ainsi se projette notre esprit malin, il n'a que faire de ce qu'il méprise, mais ce qui l'irrite est en lui à se morfondre.

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : Les Grands Poètes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés