I'm Lost but I am not strangle yet!

Publié le par Gregor

On est parti sans trop savoir où l’on voulait aller, on voulait savoir qui on était d’où on venait, pourquoi on faisait telles choses et pas d’autres, et puis on a trouvé on a compris, la machine infernale nous a dérobé notre joie de vivre, les gens que l’on aimait alors… ne nous comprennent plus, quelles questions tu te poses encore ? La vie est belle, la vie est simple, et nous on savait plus quoi dire perdu assurément dans ce monde, étrangers à toutes ces manies qui font la fierté des uns, et le malheur des autres, on les trouve si ridicules, on a pleuré des nuits entières la bêtise de ce monde, et quand un espoir né il meurt si vite qu’on se demande pourquoi on l’a laissé naitre.

On se sent libre, quand on peut choisir la corde qu’on se passera autour du cou le moment venu de faire le pendu pour accomplir son devoir, mais la société n’existe plus pour nous, on la rêvée tant de fois, mais on a perdu notre rêve, bien avant qu’il ne soit né.

On l’a perdu à force de vouloir comprendre les raisons de notre existence, comment tout ça fonctionnait, et puis on c’est vite retrouvé seul, chacun tirant de son côté, la nappe inconnue où tout le monde vient se nourrir, alors du coup ça fait un sacré bordel, on la déchire et on la froisse, on y renverse de l’alcool on avance pas d’un pas, il faut être si intelligent pour comprendre ce qu’il se passe sous et sur la table, que tout le monde y renonce, accuse le voisin, se vante de sa place, on discute aussi, on s’aime, mais c’est la grande pagaille sans sens dans nos grandes villes.

Alors on continu d’essayer de savoir, que faire, comment sauver l’essentiel, c’est quoi l’essentiel ?

Si c’est notre essentiel à nous, que penser du voisin qui n’a pas le même essentiel, et si on peut s’entendre, après tout on bouffe tous à la même table, et puis arrive les cow boys en motos, ils prennent toutes la bouffe, les plus belles filles, et ils repartent fier et content d’eux…

Ce sont les vedettes, les étoiles du moment, les modèles de réussite, au royaume des imbéciles.

On leur construit un monde parfait, pour eux, et puis le reste ce n’est pas très important, vive la frime, sexe et rock and roll, vive la France….

On continu quand même d’avancer conscient que l’on fait quand même ce que l’on peut pour comprendre, et en comprenant, on évite de dire des bêtises, mais comme personne ne s’intéresse à rien, et veut surtout avoir le droit d’être fier et content de lui, comme si quelqu’un au dessus de la table l’attendait avec une sucrerie pour le récompenser, d’avoir pensé et fait, comme on lui avait appris à faire et à penser, on se fait pardonner ses "petites défaillances", et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Que faire mais que faire ? On fait comme on peut… Mais il faudrait en plus être heureux de faire de la merde, d’être une motte de terre sur une autre motte de terre, alors on devient compatissant généreux, on voudrait que la laideur de nos visions qui rendent ce monde si laid, puisse être sauvée par de la générosité, exemple : t’es moche parce que je te trouve moche, mais bon comme t’es gentil tu as droit de rester là, à jouer ton rôle de moche - ou de pauvre - 

On rejette pas les pauvres, les moches, mais par contre les méchants ce n’est pas bien, nos estimations de valeurs ne doivent pas changer, c’est fatigant de réfléchir !!!

 Alors que je cherchais des solutions sympas, j’ai perdu le fil de leurs morales, et de leurs vertus, et maintenant je suis plus du tout sympas.

On me traite d’arrogant, ou on me demande de redescendre sur terre, mais j’en veux pas de votre terre, moi celle que je vois me convient, et je souffre plus de plaindre les gens, qu’ils ne souffrent  eux-mêmes, car le pire de tout c’est que mes nerfs se sont aiguisés je ne souffre plus de voir de la méchanceté inutile, alors que mes contemporains s’en régalent à la télé, de crimes, d’histoires sordides, pleine d’un vide insoutenable.

Moi le vide je le vois partout, c’est le vide des idées qui courent, et des raisons que l’humanité c’est fabriquées pour avancer, c’est le vide d’une banalité sans avenir, mais qui apporte gloire et célébrité, on les admire, ces guides du bonheur, avec qui l’on profite sans donner de sens, sans chercher de solutions.

Enfin, bref tout ca pour dire merde et re-merde, raz le bol de jouer les pantins pour des prunes, tant pis pour moi, tant mieux pour qui ?

Publié dans critiques modernes

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