un Amour

Publié le par Gregor

Rommance

Tout avait commencé durant l’hiver, les flocons par rubans sur les toits de mon école, et nos traces dans la neige, imprimé des futurs radieux, j’étais en proie aux plus beaux enchantements, les rayons du soleil me semblaient si colorés, je chantais dans la rue, souriais aux passants, tout semblait danser comme dans un rêve prémonitoire, puisque je me suis retrouvé pour la première fois, ce jour là, dans la classe de mademoiselle Florence, une fille rayonnante, aussi légère qu’un oisillon, aux cheveux d’or étincelants, comme un feu crépitant.

Lorsque notre professeur nous demanda de nous configurer en petit groupe de quatre personnes, c’est donc très naturellement que nous nous retrouvâmes ensemble, je reviendrais plus tard, peut être, sur cette semaine, qui ne fait que l’objet d’une introduction dans mon récit, et vous comprendrez pourquoi il m’est difficile de raconter comment cette petite graine s’implanta dans mon cœur trop lourd, ces premiers jours remplies, de ce despotique espoir, encore vierge de possibles à écrire.

Car nous voila un mois plus tard, je déjeune avec son petit ami, nous sommes à la campagne, dans sa résidence secondaire, elle vient de renverser son verre dans mon assiette, et s’excuse avec toute la grâce qui sied à son petit visage rose et tendre.

Il fait bon ce midi au soleil, le vent souffle délicatement, les feuilles tremblent et la lumière rebondis aux sonorités de brises printanières, égarées parmi les branches.

-          Comment se fait-il, cher ami que vous n’ayez pas rendu votre Bilan personnel, questionne l’air incrédule et intéressé de notre ami Pierre.

-          Je ne savais pas tellement comment m’y prendre… Ne t’inquiète pas Flo, c’est bon, un peu de vin dans mon assiette ne peut pas me faire de mal…

-           Tu es sur ! Sinon  je vais t’en chercher une autre.

-          Vous me disiez que vous n’avez pas sut vous y prendre, pourquoi ne pas m’avoir demandé conseil, j’aurais pût vous aider, quels étaient vos résultats lors des tests de personnalité ?

-          Je ne sais plus très bien, j’étais malade au moment des tests, et ce que j’ai dit alors, n’est plus valable à présent…

Pierre était d’un tempérament sur, et la simple possibilité qu’une maladie puisse nous contraindre à penser différemment de d’habitude, le terrifiait, et le désolait, car c’était quelqu’un d’extrêmement généreux.

-          Ah, je vois, toujours votre maladie…, mais par le diable, comment se fait-il que vous soyez malade ? je veux dire, non pas que vous soyez malade par votre faute, mais comment ce peut-il qu’une maladie vous touche, alors que vous paraissez toujours bien portant, comment cela se produit-il.

-          C’est difficile à dire, disons que je déraille, je tremble, je n’ai plus le gout de rien, des idées noires, peur de tout ce qui m’entoure, j’ai l’impression que l’on me veut du mal, pour de petites choses qui m’apparaissent alors disproportionnées.

-          Vous êtes pourtant quelqu’un de sensé, moi qui ai put vous côtoyer, je dirais même que vous êtes un jeune homme plein de bon sens, bien éduqué, je n’aurais jamais put imaginer que vous soyez, que vous soyez, heu…

-          Fragile, rétorqua Florence sans le regarder, puis elle leva les yeux dans l’immensité vague et floue, et me regarda

-          Il est un peu embêtant, n’est-ce pas, voudriez-vous que nous allions marcher tout les deux, elle se retourna vers son ami, « pendant que tu seras en ville, j’avais envie d’aller voir les coteaux dont tu m’as parlé la dernière fois, ils sont splendides comme m’a dit Mme Crevasse, il parait que la vue est vraiment splendide…

Elle se tourna vers moi au moment ou elle prononça le mot splendide pour la deuxième fois, et son regard me transperça le cœur, effectivement tout était splendide en ce jour.

******

Je me rongeais le sang depuis le début de la soirée, allais-je lui annoncer, peut être, peut être pas, et l’hésitation semblait s’être emparée des pulsations de mon horloge interne, et frappait contre mes joues, qui devenaient écarlates.

Je l’aimais, cela au moins j’en étais sur, jamais auparavant je n’avais ressentis une telle attirance, je faisais les cents pas dans une petite salle, à côté de celle où tout le monde dansait et s’amusait, moi je guettais l’occasion d’aller lui toucher deux mots.

A chaque fois que j’engageais la discussion, elle me quittait brusquement, c’était un signe, elle était attiré par moi, mais de quoi avait-elle peur au juste, qu’est ce qui l’effrayait, elle ne m’en avait jamais parlé.

****

Soirée gâchée, je n’ai pas put lui dévoiler mes sentiments, je suis partis peu après avoir raccompagné une amie qui avait abusée des bénéfices de l’alcool…

Et Florence  avec une énergie incroyable la secouait en lui disant des mots rassurant et plein de tendresse, l’étreignait, c’était un spectacle ravissant, où ma belle amie était encore une fois au centre de mes rêves, en train d’être celle que j’avais toujours aimé, bien avant de la rencontrer.

Je décidais de laisser un petit mot chez elle, qui ressemblait un peu au petit bateau de papiers que l’on jette dans les canaux, en les regardant filer le long des rigoles, en s’imaginant leur histoire, et les rivages incertains, qu’allé découvrir mon petit bateau ivre à moi, source de toutes mes turpitudes, jusqu’au lendemain où elle m’avoua franchement, qu’elle souhaitai conserver notre amitié….

*****

La salle de cours se remplie, j’attends en écoutant les pulsations de mes angoisses, nous allons enfin exposer notre devoir de la semaine, tout est prés, et puis tout dégringole, Jean un camarade à oublié ma partie, je m’enfuis, tout est floue, elle ne me le pardonnera jamais.

 

-          Excuse-moi pour hier

-          Ce n’est pas grave, tu vas faire comment pour la note ?

-          Je ne sais pas je n’y ai pas pensé…

-          Mais tu va avoir zéro

-          Peut-être, mais j’avais peur que tu m’en veuilles

-          Tu es fou

-          Je suis fou…

-          Il faut que tu redescendes sur terre

-          De la terre ! J’en ai jusqu’au cou…

*****

Elle est à Paris je suis seul, elle veut que nous restions amis…

Cela me va, je l’aime tellement, plus que ma vie, alors même si elle ne m’aime pas, elle n’y peut rien, on ne choisi pas ce genre de choses, au moins je verrais à nouveau son visage, et puis je pourrais toujours lui apporter tout ce que je peux, et ce n’est pas négligeable, c’est déjà ca, on passera encore du temps ensemble, et le temps prés d’elle m’est si précieux, je n’ai pas tout perdu, et qui sait peut être qu’un jour elle m’aimera, les filles c’est comme ca…

*****

 

-Alors cette balade, c’était bien ma chérie ; où est-il pourquoi tu fermes la porte ?

- Il est partie

- Ah bon ! Et pourquoi !

Son teint était livide et triste, comme une feuille pâle, tremblante au clair de Lune.

-Il devait partir à cause de sa maladie

****

-Je sais que tu ne pourras jamais cesser de m’aimer, alors part, va t’en, je ne veux plus te voir souffrir !

J’avais essayé de l’embrasser... Au début par la magie de l’instant où nous regardions sous un arbre le ciel bleu sans nuage, elle n’avait pas réagie, comme si le temps c’était arrêté, puis avec douceur c’était relevé, avait regardé une fois le paysage qu’ouvrait pour nous les coteaux élevés au dessus des plaines, puis me fixa de son regard immense, remplie de son grand cœur blessé, elle m’avait congédié.

Je repartais le soir même dans ma ville, chez moi… Mon grand ciel c’était éteint, de ma ville je ne vérais pas d’étoiles, pas ce soir….ni demain, ni même après demain…

La veille sous le ciel bariolé de lumière, nous avion volé un instant à nos vies, un petit instant tranquilles et seuls, un parfum d’éternité, que je ne saurais regretter, ni demain, ni même après demain,  mais les lumières sont lointaines en ce jour.

Et ma mémoire de soleils volés, sur ma toile élastique, alors je me souviens….

 


Flash back….

Nous étions installés en terrasse au café, je lui racontais mes rêves, nos futurs voyages en Italie, la Toscane fabuleuse, et l’amour étincelant sous le papier bleu d’azur. Car  c’était bien plus que ca encore que j’écrivais pour la première fois sur la réalité colorée de ce début de janvier, ce n’était pas un mais tout mes rêves de gosses qui se réalisaient, car elle m’aimait, je le voyais dan ses yeux, et surtout j’avais tellement envie de le croire, que le moindre de ses signes étaient une évidence, qui s’empressait de colorier mon livre, mon histoire, mon amour…

Il me suffisait de l’imaginer pour le voir, mon rêve, et pourtant sans ce miroir de l’amour, je n’y voyais que dalle, et c’est bien ce qu’il a fallut qu’il m’arrive, que je le perde mon amour et que je le retrouve…

Mais quel est donc ce besoin oppressant de se fixer encore et toujours dans le regard d’une autre, ce besoin de partager son âme, de se donner confiance en l’autre, n’est ce pas déjà une preuve que l’on est incapable de se rassurer soi même ? Et pourtant….

Ce besoin existe ! On veut construire quelque chose à soi, qui nous appartienne, et l’on à besoin des autres, jusqu’à quel point ? Mais au point de se perdre soi même !!

Quand on est encore jeune, -et on est jeune par choix bien souvent, on vieillit par paresse…- et plein d’espoirs désespérés, mais quelle sublime jeunesse coule dans mes veines, c’est le secret espoir de jouissances éternelles, d’une vie remplie de douceurs, alors oui, je rêve encore d’Italie, et de papier d’azur, où écrire ma vie….

Retour chez moi

Cupiron :

-          Vous êtes rentré cette nuit ?

              Vous auriez dut me prévenir,

              Je vous aurez fait préparer un lit,

-          Je n’en avais nul besoin, cher ami,

Mes nuits manquent de rêve,

Mes sommeils ne trouvent trêve

J’ai perdue mon amie.

 

-          Vous avez l’air si triste,

Vous qui sembliez si heureux,

Ces derniers mois,

Ce peut-il que l’amour,

Vous-ai brisé l’échine,

Comme une vague,

Qui se brise,

Sur l’écueil des collines.

-          Mes soupirs hélas…

On prit mes rêves à rebours

Et par amour, de grâce,

J’ai dut faire demi tour.

-          Elle ne vous aime pas ?

-          En lambeaux j’ai crut voir,

Du fin fond des caveaux,

La lumière éparse,

Me remontait jusqu’à flot,

Mais ce n’était que vacarme,

A présent je désarme,

Tous ces bruits de fureur,

M’apparaissent comme un songe,

Que j’ai éteint tout à l’heure,

L’orgueil de la tête,

De ce vers qui me ronge,

Les prisons de mon cœur.

-          Vous êtes quelqu’un de ci bien,

Comment est-ce possible ?

Si j’étais femme dés demain,

Je vous écrirais dans mon livre,

D’une encre indélébile.

-          Mais vous n’êtes pas femme…

Qui connait leurs états d’âmes ?

Il leur faudrait de l’or,

Et de plus belles aurores, encore,

Où bercer mes pas funestes ?

Et le peu de bien qu’il me reste ?

Dans les collines enflammées,

La vague à percé,

De nouveaux rivages ensoleillés,

Et De larmes à louvoyer.

-          Mais vous irez bien mieux,

Je vous prépare une tisane,

Dormez un peu,

Vous verrez d’autres dames…

-          Ce ne sera jamais qu’un nouvel écho,

A son roulement infini,

Elle qui m’a rendu si sot,

De croire au lents paradis,

Et même aveuglé,

Comment pourrais-je oublier,

Le trésor de mes yeux perdus,

Cette ligne en accents aigus,

Dont je me suis épris,

Et qui m’a tout appris

Publié dans Poesies

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