Equations de l’avenir.

Publié le par Gregor

Quand nous embarquerons, nos cœurs et nos émois, le long des fleuves étroits, où poussent les bourgeons, renaissant de milles formes, renaissant au printemps, quand nous embarquerons nos oreilles multi formes, pour un voyage éternel, dans les eaux d’azur vert, nous aurons par centaines nos croyances et nos rêves, qui ruissèleront de tendresse, par nos yeux de détresse, branché aux dix milles volts, qui court-circuite en ce jour, les cœurs ouvert comme des portes, dans les équations du bonheur, on avait pas prévu cela, mais demain nous irons par 2 et 2 font 5, et tout s’allumera, de si vives lumières, lumières de l’intérieur… Nous changerons de siècle, ce ne sera plus le siècle des apparences, et l’on existera sans songer au futur, car nous serons enfin le futur… On se regardera les uns les autres, et que le vent nous emporte, on sera soudé par la main, on aura moins peur des chemins, il n’y’aura plus de ces mépriseurs de la vie, qui regarde d’un œil ravie, les noyers du paradis, ils se sont béni, par jalousie, ils se protègent par ambition, mais demain ils comprendront, demain ils se souviendront du futur, afin de ne pas le manquer…Ou bien l’avenir ne viendra jamais, et nous aurons sans cesse la mélancolique flamme au fond des yeux, nous verrons tout les prétentieux, les culs bénis, les parasites, danser dans une ronde funeste, au jeu des chaises musicales…  dont je fus le premier exclu, ne jouant pas… Allons, buvons un coup à l’amitié, puisque il n’y’a pas grand-chose à parier, ce monde caché de l’enfance, que l’on découvre à l’adolescence, puis qu’on intègre, digère, bah, puisqu’il le fallait bien, et nos rêves d’enfant sommeille en nous, comme des regrets, que l’on a mal digéré, bref, on devient un brin hypocrite, on se méfie de temps en temps, de quelques réminiscences, on connaît le monde, on à cessé de l’imaginer, on est divisé, bien rangé, un temps pour chaque chose, chaque chose à un temps, nos personnalités multiples sont bien rodé, on sait instinctivement les mots, les couleurs, les recettes de cuisines, les heures de travail, les sujets d’actualités, le code des mœurs, notre appartenance sociale, on est pris au piège, on peut calculer avec précision nos cinquante prochaines années, d’ailleurs c’est l’assurance minimum pour pouvoir acquérir une maison, des enfants, une femme, une retraite… brève vie, si vite gaspillé, oui, nous gaspillons beaucoup, nous dépensons beaucoup, nous utilisons presque tout ce qu’il est possible d’utiliser, et pourtant, la liste des maux ne s’amincie guère, avec notre manière d’être heureux il y’aura toujours des malheureux, avec notre de manière d’être bon, il y’aura toujours du mauvais, avec notre manière de vivre il y’aura toujours des gens qui ne vivront pas… Lao Tse le disait déjà, alors sans doute qu’on le répétera encore dans 1000 ans… Sans doute avons nous raté des étapes, nous redeviendrons comme en 68, bercé par l’envie de construire un monde meilleur, loin des haleurs, et des profiteurs en tout genre, nous serons un nouveau genre, enfin humain… nous créerons un monde musical, et dans 100 000 ans on s’en souviendra encore, aussi éternelle que la mer, la petite lumière qu’on allumera, ne s’éteindra pas.

Publié dans critiques modernes

Commenter cet article