Les dépossédés...

Publié le par Gregor

Les dépossédés…

Ils dérivent sur des sentes, aux odeurs absentes, de lassitude, en habitude, les turpitudes sont comme un bol d’opium, et leurs visages plein d’illumination, reflètent d’autres émeraudes, d’autres rubis, trop bien caché pour plaire, trop lumineux pour ne pas éblouir… Et le cristal des jours aux ongles de leur chair, est comme un grand bol d’air, même si de plus morose, les coule en enfer…

Puisque les matins se réveillent semblables aux anciens, ils se souviennent de leur futur, avec une certaine nostalgie, ils étreignent le monde pour ne pas tomber, car il va si vite qu’il faut bien s’accrocher, les peines sont si profondes que les larmes sont sèche, dans la fraicheur des nuits blêmes, ils vont fantômes pales, rejoindre leurs casernes, le lit est tout défait, les rêves agités, on leur a volé quelque chose, il y’a si longtemps déjà… Ils ont oublié l’espoir, perdu leurs espérances, ils voient sur les affiches, quelques bonheurs en vente, et dans les magasins descendent, et se perdent en chemin…

Est-ce ainsi que les hommes vivent, recourbé sur eux même, trainant leur fardeau bléme, en des galaxies qu'ils cédent, à des vandales d’opinion, qui fabriquent du pognon, la météo des idées farouchement défendues, dans des temples séculaires, pour ta propre apoplexie, on ta maquillé d’idéal inextensible, on ta promis monts et merveilles, tu te juges encore quand sonne la minuit, voyageur des morales, et des perversions diverses, on te juge ? Regards détournés, il n'y'a plus personne, il n’y’a plus rien, qu’un long silence éteins siégeant au-delà de ton mal et de ton bien, même ta solitude, et tes plénitudes instantanées, se font la peau douce…

Et face au soleil multicolore, le visage indolore, assis sur le monde, où cimes éblouis, tu chavires, et t’enivre, de poésies et de livres, que des génies inciviques, ont posté pour ton bien, malgré les soldats intègres, du bonheur algébrique, et les esclaves nègres, couchés contre nos briques… du devoir accompli, on la vendu l’Afrique, au nom de jésus christ, on la vendu l’Afrique, pour que vive l’Amérique, alors encore tu t’étonnes, tu tâtonnes dans le noir, pour chercher l’interrupteur, du computer modérateur… Algorithmes explicatifs, théorie des relativités, des Univers cachés, où l’humanité ressemblerait, aux petits codes de conduites, des braves gens qu’on court-circuite, de festivité télévisuelle, de réjouissances et de cortèges médiatiques… Cherche les savants, de savantes époques, mais qu’est-ce qui existe ?

Encore et encore, tu chercheras, mais regardes, le monde transbahuté par les désirs de singes blancs, des petits plaisirs mesquins, au nom de Dieu je ne sais plus qui, regardes ces femmes, qui sont heureuses de se pavaner de dorures, qui ne veulent plus vieillir, pleine de compassion pour ce qui va périr, elles ont les yeux pleins d’azur, collé à leur rétine, leur tête est en nuage, elles se méfient des sages, comme des calories, qui donnent des carries, à leur cœur bien verni, de milles anémies…

 Et l’amour dans tout ca ? De la prostitution métaphysique, des rivières qui vont, au rythme de quelques poissons, qui se ressourcent, à la jolie source, teinté de rayons dorés, transparente comme des mots, dans la clarté d’une belle mâtiné, ce que l’on dit à la jolie violette, cueilli de la veille, transvasé, elle jouie dans son bocal, de quelques plaisirs quotidien… Et l’amour dans tout ca, permet d’oublier le monde…

Mais nous qui sommes dépossédés de ce luxe, pour qui le monde est un enfer, remplie des vomissures de nègres blancs, pour qui les femmes ont des œillères, afin de mieux te mépriser, toi qui est un danger, à leur ordre social, prophète des injures, barbouillé des brulures, que l’on fait aux domestiques, pour pas qu’ils oublient d’astiquer, nos planchers de ruches folles, qu’ils épouillent à coup de salive, crache, crache, essuie, essuie, Cendrillon sans marraine, bateau ivre sans marine, aspirateur sans narine…Joies sans peines…

Nous qui sommes dépossédés, de toutes les bourgeoisies mondaines, qui buvons aux fontaines, salies des foutaises populaires, nous qui n’avons jamais sut plaire…

Sur notre cœur battent les hivers, alors on boit quelques bières, dans de sombres tanières.

Publié dans critiques modernes

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