Les bons et les justes.

Publié le par Gregor

 

Nous sommes élevé comme des bêtes, à travailler comme des bêtes, à réfléchir comme des bêtes, à s’aimer comme des bêtes, cette bête c’est l’homme.

Et l’on se satisfait de notre situation, on à des vies impossibles, mais on en tire fierté et contentement de soi.

On vie dans une éternelle impasse : les autres. On ne se débarrasse pas facilement de leurs avis, encore leurs piqures nous démangent jusque dans notre sommeil.

Une semaine que je ne travaille plus, je laisse s’écouler le temps, mon supérieur va avoir une drôle de surprise, mais j’en ai tellement mare de jouer les pantins et d’accomplir mon devoir, il me semble que j’ai un autre but, un autre destin, d’autres chats à fouetter.

Je sais par avance le mépris des faibles en tout genre, exploités depuis la nuit des temps ils ne savent plus voir la vie autrement que sous le joug du travail forcé, parsemé de ci de là de petits plaisirs, on appelle cela vivre, pour moi cela ressemble étrangement à la mort.

Mais qui peu comprendre ce que j’a vu, au-delà de moi-même, au-delà du bien et du mal, et je ramène des étoiles, mais pour quel œil ma lumière ?

J’ai voulu débattre de mes idées mais je n’ai rencontré que des esprits sourds, alors je les ai secoués. Le sentiment des bons et des justes m’irrite de plus en plus. Ils pensent savoir ce qui est bon pour tous, ils pensent avoir trouvé la vérité, et ils t’étouffent avec leurs petites pensées. On ne s’en débarrasse pas facilement, ils sont partout !

Certains te disent chacun sa vérité, chacun son chemin, et passe le message à ton voisin, mais que m’importe leurs chemins qui ne peuvent accéder au mien !

Que m’importe leurs petites vérités, il me faut les souffler car elles sont déjà cendre.

Et je ne sais plus où puiser quelques idées intéressantes, tant je passe de temps à me boucher les oreilles.

C’est cela qui m’enrage avec les bons et les justes, ils ont toujours leur argument fatal, qui se résume toujours ainsi : « mais pourquoi me voudrait-on du mal ?». Et tout ce qui peut représenter un danger ils le nomment mal, et ils se vengent.

Ils se délectent de voir le mal puni, cela glorifie leur sentiment de puissance, ils se disent qu’ils ont raison, mais jamais ne se demandent pourquoi ?

Et ils ne trouvent jamais leur vengeance injuste car ils sont avant tout humains et que la satisfaction de leur volonté de puissance passe bien au dessus de leur sentiment de justice.

Ce qui s’adresse au plus grand nombre à savoir la peur de la sanction qui empéche de comettre des crimes, ils l’appliquent à tous, et plutôt que de reconnaître le caractére exeptionnel d’un individu qui commet un crime, ils se vengent sur lui (cela dit pour empécher d’autres moutons de sortir du lot). Donc plutôt que de considérer les criminels comme des individus à part, on les enferme, et tous les bons et les justes sont heureux : tout est bien qui fini bien.

Publié dans critiques modernes

Commenter cet article