A l'heure de la digestion.

Publié le par Gregor

Ô comme j’ai du mal à digérer, ces dernières vérités,

Je sais le viol des enfants, et le tourisme sexuel,

Pauvre humanité, Ô misère exploitée,

Où les idéaux pourrissent au soleil,

 

Et pourtant tout coïncide,

Dans cette funeste épopée,

Les rêves sont arides,

Et l’humain dévoilé,

 

Qu’on ai nommé un Bien,

Sans autres desseins,

Que d’ aider son prochain,

Cette lumière n’est rien,

 

Cette lueur contre nature,

Divine et peinte d’azur,

Combien de fois je l’ai rêvé,

Et tout aussi tôt pleuré,

 

Mais il faut s’y résoudre,

Ces vérités sont lourdes,

La vie est ainsi faite,

Soyons enfin honnête,

 

Balayons ce sentimentalisme,

Tout plein d’idéalisme,

Par delà bien et mal,

Faire éclore des étoiles,

 

Mais aujourd’hui je manque de courage,

Ma tête toute assombrie de nuages,

J’ai vue un bien triste reportage,

Au-delà de tous mes présages,

 

Ô combien j’avais raison hélas,

Mon âme, salie, éparse,

J’ai explosé, mon cœur,

Et ce matin j’avais peur,

 

Quelle sale boue que l’humain,

Cette mare dont tu reviens,

Suis-je fait pour la vérité ?

Sommes-nous fait pour la vérité ?

 

Notre bonne conscience,

Des rêves que l’on lance,

Aux anges de passage,

Qui survolent les nuages,

 

L’homme moderne est un produit,

On l’utilise le plus possible,

Et comme pour étouffer un bruit,

Un idéal à porter : impossible,

 

Il faut jeter à nouveau au feu,

Tout ce que j’ai pu écrire,

Et faire du neuf avec du vieux,

Pour retrouver le sourire,

 

Ah, mais que mes idées sont laides,

Je les hais de tout mon être,

Mais c’est encore pour elles que je plaide,

Et surtout dans mon mal être,

 

Trop de naïve jeunesse,

Encore au fond me blesse,

Et je m’égare, je divague,

Je confonds, et je blague,

 

Il me faudra encore du temps,

Pour remonter à la surface,

Les trésors enfouis que je ressens,

Sans pouvoir briser la glace,

 

Comment pourrai-je être compris,

Alors que je porte des masques,

Plein de honte et de mépris,

Pour ce monstre que je cache,

 

Encore m’importe trop,

La couleur de mes mots,

Encore mouton je devine,

D’après ce que j’imagine,

 

Encore mon inspiration,

N’est qu’un pâle abandon,

Encore je divorce,

Et caresse l’écorce,

 

Ô je ne suis pas grand,

Je me jette au néant,

Ma petitesse m’affole,

Et mon espoir s’envole,

 

Courage vieux cœur,

Toute douleur et bonne à prendre,

Demain d’autres lueurs,

Te permettront de comprendre,

 

Je reviens à mes amis,

Comme par une étrange faiblesse,

Je laisse à mes ennemis,

Le soin de rire de ma détresse,

 

J’ai perdu contre mes détraqueurs,

Je laisse soin à la vérité,

De faire briller les lueurs,

Que je n’ai pas su achever,

 

Il me faut changer de peau,

Ma peau de pachyderme,

Me pèse vraiment trop,

Il faut que je referme,

 

La porte que j’ai ouverte,

Trop m’est sortit d’un coup,

A présent je m’inquiète,

Et je ravale tout,

 

Et vous faites de même,

Détruisez moi quand bien même,

Je suis déjà un tas de cendre,

Souffler mon cœur qui veut se rendre,

 

Je rends les armes, et je m’incline,

Devant mon futur qui se dessine,

Comme l’hiver qui fuit sous terre,

afin de rejaillir d’un éclair,

 

J’attend ce coup de tonnerre,

Qui me dire ça y’est c’est l’heure,

Tes idées sont à nouveau claires,

Tu peux ouvrir enfin ton cœur.

Publié dans Poesies

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