Sociétés ?

Publié le par Gregor

Combien me parait vaine, l’illusion de notre société, l’illusion même que revêt ce mot , tant il est improbable que nous puissions le réunir en une seule vue, fut elle belle et morale, divine ou bien cruelle, nous parlons de sociétés… D’ un mélange hétérogène, dont la télé pourrait être le miroir menteur, d’un monde qui se fuit et se réfugie derrière des masques… Quels que soient ces façades, qui font ressurgir des acteurs, des imposteurs qui se jouent du présent, en nous dépossédant de l’avenir.
Peut-on accepter de nous même, cette farce incroyable ?  Voila bien des discours qui en d’autres circonstances, auraient put nous faire rire.
Mais tant de faits s’aggravent, et la réalité des problèmes que nous avons engendrés, est effrayante.
Les circonstances de notre monde actuel sont palpables, son apocalyptique fin annoncée, la pauvreté, la violence, l’ignorance, et comme pour embaumer le tout, la bêtise, la démagogie, et des narcotiques en tous genre.
Les situations révèlent certains hommes, et en enterrent d’autres. Quand les fous sont sur l’estrade, combien de sages font silence … Et chacun de nous subit le cours des événements, et tant de circonstances nous dépassent, en chaque instant.
A t’on déjà vécu d’instant plus immédiat, que notre instantané présent ?
Chacun de nous suit le cours d’un temps qui le dépasse, d’une époque si rapide, et qui ne cesse d’aller plus vite encore, et si parfois l’on se réveille, mon Dieu ! Il est trop tard.
Trop tard pour ce présent, et tant d’autres dans celui là, qui s’enfuient déjà….
Peut-on les rappeler, sans y perdre nos propres questions, peut-on s’y penser nous-mêmes dans nos contradictions.
Les raisons sont souvent vaines et n’expliquent plus rien, elles aussi, ont suivies le cours impérieux de l’histoire...  lorsque quelque chose se produit, nous allons piocher quelques raisons, et on leurs remet notre Foix, puisque l’événement c’est produit…
Mais dans l’ancien monde des possibles, quelle mince partie de ce monde avons-nous exploré ?
Mais puisque l’événement c’est produit… il nous faut avant tout l’expliquer. Ainsi nous croyions savoir, ainsi nous pensons maitriser ce qui sera.
Et pourtant, il est une fatalité humaine, à la fainéantise intellectuelle, nous nous pensons naturellement plus logique, que la logique même.
Tout ce que nous disposons involontairement au même endroit dans notre cerveau, nous le piochons tout ensemble à loisir, pour ne pas se déplacer, afin d’éviter de réfléchir. Quand nous tirons le fil d’une seule notion, nous emportons avec, toutes celles qui y sont rattachées, et de tout cela nous tissons un nouveau raisonnement, une explication, et quoi ?
Nous l’appelons réalité, et nous croyions vivre à l’intérieur !
Et puis voila poindre à l’horizon, quelques douloureux dangers, des constats d’échecs, et rien  ne laisse présager que nous puissions inverser la tendance autodestructrice de nos sociétés.
Forcément nous n’aurons de cesse de nous accuser les uns les autres, en se renvoyant la balle de l’horrible responsabilité, et quand nous aurons châtiés plus qu’il n’en fallait, ajouté du désespoir, de la crainte et du malheur, puisque que plus rien depuis longtemps ne s’améliore, nous faudra t’il encore, mourir de notre deuxième mort ?

Publié dans critiques modernes

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