Vian, et moi !!!

Publié le par Gregor

Si l’on ne peut fauter, faute et de l’avouer, On à payé nos dettes, bien avant nos rapines, Et des méchancetés, des couronnes d’épines, Il a fallu qu’on porte… Avant d’avoir péché…. Des jurons, des calomnies, des douleurs enivrantes, on avait souffert de la vie, avant d’être mauvais, Comme font les étoiles filantes, consumées par l’arrière, projetées vers l’avant… La vie qui nous appelle, et la mort qui attend, l’amour à peine naissant nous brulait les doigts, les amis ne pouvaient que nous plaindre, et maintenant, on ne peut plus, ma foi, souffrir encore pour ceux, qu’on voit parfois s’éteindre, tout nous pousse à vivre, on ne voudrait pas crever, avant d'avoir connu, les chiens noirs du Mexique qui dorment sans rêver, les singes cul nu, dévoreurs de tropiques, les araignées d'argent, au nid truffé de bulles.
On voudrait pas crever, sans savoir si la Lune,  sous son faux air de thune, à un côté pointu, si le soleil est froid, si les 4 saisons, ne sont vraiment que 4.
Sans avoir essayé de porter une robe sur les grands boulevards.
Sans avoir regardé, dans un regard d'égout, sans avoir mis mon zob, dans les coinstots bizarres.
Ne pas finir, sans connaitre la lèpre, et les 7 maladies, que l'on choppe la-bàs !
Le bon, ni le mauvais, ne me ferait de peine, si ! Ô ! Si je savais ! Que j'en aurai l'etrenne !
Et il y'a aussi tout ce que je crois connaitre ! Le fond vert de la mer, où valsent les brins d'algues, sur le sable ondulé, l'herbe grillée de Juin, la terre qui craquelle, l'odeur de conniféres, le temps qui s'arréte, les filles qui s'allument, le désir qui jamais ne se consume !
Les baisers de celle,  que ceci, que cela, la belle que voilà ! Hop là ! Mon ourson ! Ursula ! Ma guerriére !
Faudrait pas crever, avant d'avoir usé, ma bouche avec la sienne, où meurent les cavatines, son corps avec mes mains, où sonnent les matines, le reste avec mes yeux, et je n'en dis pas plus, faut bien, rester révérencieux !
Je voudrais pas mourir, sans avoir inventé, les roses éternelles, la journée de deux heures, la mer à la montagne, la montagne à la mer, la fin de la douleur, les journaux en couleur, tous les enfants contents, et tant de trucs encore ! Et tant de trucs encore ! Et tant de trucs encore !
Qui dorment dans les crânes ! Des géniaux ingénieurs ! Des jardiniers joviaux ! Des soucieux socialistes ! Des urbains urbanistes ! et de pensifs penseurs  !
Tant de choses à voir, à voir et à entendre, tant de temps à attendre, et chercher dans le noir !
Et moi je vois la fin, qui grouille et qui s' raméne, avec sa gueule de mioche, qui m'ouvre grand ses bras, et pleure un peu déjà ! et pleure un peu de joie !
Je ne voudrais pas crever, avant d'avoir gouté les saveurs délicieuses, les saveurs
 de la mort !

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