Comme on imagine....

Publié le par Gregor

Rien ne se passe jamais comme on se l'imagine, que peut il subsister de cette nuit sans rêve, les portes du hasard laissent entrer trop de choses, et voilà, le portable sonne, les messages viennent et s'en vont, on partage, on raisonne, on attend sans savoir.

Je n'imaginais pas cela, quand j'étais allongé sous le soleil d'hivers, ou chaque formes éblouies, laissent une trainée lumineuse, une poudre de fées, de tendresse, d'amour.

Tout cela rebondit dans ce jardin perlé, et moi, submergé par la beauté d'aimer, je sens mes yeux briller, et se remplir jusqu'au ciel, de l'âme universelle.

Je pénètre les murs, et les frontières, je vais dans le circuit des ombres et des sphères, je joue avec la nuit, j'écoute les conseils, que chuchotent les pierres.

Aphone, les lèvres entrouvertes, je transperce le jour, quand d'autres le traverse, et déchire la toile pour trouver un asile… 

La prochaine station est-elle pour bientôt ? Où est le train fantôme qui m'emmènera loin d'ici ! 

Car il faudrait que j'apprenne à cultiver l'amour, à engraisser les filles, avec de mauvaises graines, et je ne peux me résoudre à être un de ces ploucs, je viens de nulle part, mais je vais au delà !

De tout ce que j'ai vu, personne n'en retrouvera la trace, et mon amour hélas, reste ici, et tout passe.

En attendant je sombre dans la folie, je parle aux cailloux, au vent, aux chats qui errent…  

Et que dire de plus ? Avec le temps va, tout va bien....


……………………………………………………………………………………………………………………



Quand ton idéal se fous de toi, 

On parle de spleen et quoi,

Le jour léger peint d'ironie,

Le lourd rictus dans tes lèvres inouïes,


L'idiot qui dans ton coeur se fend,

Discute avec les anges en titubant,

C'était pas si mal la mer,

Vous savez vous à quoi ça sert ?


L'utilité d'un baiser,

La nécessité d'aimer,

Tes mains gantées sous la voie lactée,


L'écume qui monte dans tes yeux,

La bulle où s'enferme les amoureux,

S'envole et dérive… Tu restes silencieux…


………………………………………………………………………………………………………………



Oui j'étais fou,

Je voulais que tu viennes,

Hélas, trois fois hélas,


Elle- "Dis moi ce qui te rend si triste,

Ce qui dans tes yeux se glisse,

Pour mettre en feu ta bouche,

Et brûler tout ce que tu touches,


Pourquoi tu vas trainant ton chagrin,

Les mains ouvertes qui ne saisissent rien,

La peau tannée, comme chauffée de l'intérieur,

Dis moi, si tu as vu passer le bonheur ?


Dis moi si tes jours sont inconsolables,

Si tu te sens comme à l'orée des irréconciliables,

Où que tu ailles tu cherches désespérément,

Mais rien n'y fait, crois -tu que tu te mens…"

 

Moi- "Lis dans mon coeur ! Tu comprendras...."


………………………………………………………………………………………………………………



A celle qui ne m'a jamais aimé, pour un moi, pour un tier, à moitié, en enfer, jusqu'à l'éclosion de ma dernière paupière, c'est le même air, la même terre, la même éternité de poussière.

Les vagues dansent, au dessus du vertige, dans la folle immensité du délire, qui compose nos vies, qui peut être exempt de toute vacuité, et ne laisser ses poumons s'emplir du lourd fardeau, de l'existence ?

A celle qui ne m'a jamais aimé, je dirai qu'elle a manqué, des notes magiques, le réveil chantant, et la beauté espiègle qui ne se lasse pas de jouer.

En ces points fixes libérés, de toute nécessité d'être, de toute nécessité de devenir, quand être là seulement à bavarder, à écouter, à ressentir, à s'extasier !

Toutes les fables humaines ont cessées d'arbitrer et de compter les points, j'ai fait ce que mille hommes ne pourront jamais raconter, j'ai fait ce que mille hommes ont subitement oublié.

J'ai transcendé la vie, j'ai transpercé l'espace, j'ai créé ce qu'il me plaisait d'entendre, j'ai fait ce que je voulais, et que ça plaise ou non !

J'ai aimé celle qui ne m'a jamais aimé….

 

 

 

 


Publié dans coup de coeur

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article