De l'autisme savant

Publié le par Gregor

Pour moi écrire un texte est semblable à assimiler un puzzle, avec les milliers de références, de notions, d'émotions (très important les émotions), avec tout ce bric à brac enfoui dans notre mémoire, on se pose une question. Alors la réponse, vient d'elle même elle se forme dans notre esprit. Elle prend la forme d'un texte. Je veux dire en cela que nous utilisons inconsciemment des formes travaillées antérieurement par notre cervelle.

Comme Daniel Tammet l'exprime dans son livre, je suis né un jour bleu, la force des choses vécues en soi, est plus forte que celle que l'on ne vit qu'en spectateur froid. Ainsi ce que nous rattachons à des dates, des chiffres sans émotion particulières, il a réussi à leur donner des saveurs, des odeurs, des couleurs, au point de pouvoir vous dire quel jour de la semaine vous êtes nés en fonction de la date de votre naissance: exemple 18 septembre 1987, il devine que ce fut un mardi, en quelques secondes !!!

La solution il ne la calcule pas, elle lui apparait, par des souvenirs, des saveurs, des couleurs.

Ainsi il utilise des facultés sensorielles et émotionnelles pour se souvenir, et pour trouver des solutions impossibles.

Mais il ne le doit pas au hasard, il a appris à utiliser ses facultés, il sait qu'il a raison, et il suffit d'un calendrier pour prouver ses dires.

L'objet de ce texte n'est pas de réduire toutes écritures, toutes philosophies, à une espèce de décharge émotionnelle, invérifiable, et de prétendre que la seule certitude de l'auteur confère au texte une valeur en soi.

Mais je crois que tous les penseurs savent qu'ils trouvent des solutions, parce qu'elles leurs apparaissent, et qu'ils vérifient en suite leurs découvertes. La signification vient en suite, d'abord on se sent saisi, par une idée, une sensation, un puzzle si bien assemblé dans notre esprit.

D'ailleurs combien de choses sommes nous capable de retenir par la force de nos émotions, de nos sens, quelle perfection de l'image, quelle précision dans nos souvenirs !

C'est une forme d'autisme, en cela, qu'elle concerne uniquement notre manière d'assembler les choses, de les mémoriser, de les relier à notre vie.

Elle part d'une intuition, que l'on cherche à vérifier. Les termes de l'équation se sont assemblés trop vite, avec trop de paramètres, de manière inconsciente, on sait où on veut aller, on ne perd pas le cap, mais pourtant on se fait confiance. Cela est vérifiable dans la musique, sur une improvisation, et je crois pouvoir dire que toute oeuvre nouvelle et créative- parce que l'excitation est trop forte pour nous freiner, et nous obliger à vérifier chaque paramètres-, nous vient avec un certain abandon, un certain dédain de notre manière commune de penser. Cette manière de penser nous est propre, et il est possible d'exprimer tous les paramètres qui nous ont guidés dans cette démarche. Cela peut prendre des années, autant pour expliquer, que pour dés fois retrouver dans notre mémoire ces sillons que l'excitation a sut dévoiler ! 

Il en est de même pour les maths, à force de faire des équations, ont prend des réflexes, et si on se retrouve à devoir expliquer notre démarche, si on veut rendre consciente toutes nos réflexions, on se rendra compte que ce n'est pas si évident, qu'il y'a des réflexes que l'on à acquis parce qu'on était sur que ça serait toujours pareil, qu'il n'y avait pas besoin de vérifier à chaque fois.

Or il est important de vérifier tout de même si nos réflexes inconscient sont effectivement bons ?

Car cette manière de penser, peut aussi être, quand elle n'est qu'un moyen de rassurer la sainte simplicité, un vrai poison, une véritable absurdité. 

Or la subtilité de nos sens, de notre réflexion, doit être le plus souvent possible analysée, réétudiée, mais lorsqu'on s'élance, il n'y'a plus de temps à perdre, nous vivons l'instant qui possède notre réflexion historique.

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