L'innocence de la méchanceté

Publié le par Gregor

Comme je cherchais des trucs "intelligents à dire - afin de pouvoir donner quelques mets à mes lecteurs, et je dois dire que je ne suis pas peu fier d'avoir tous les jours des visites sur mon blog !!! Incroyable ! En plus, j'ai vraiment l'impression d'avoir évolué, et toutes les nouvelles choses que j'ai à dire, m'embarrassent, j'ai peur de les mettre sur du papier, de les figer, de les gâcher.  Alors j'ai trouvé une solution, qui va me permettre d'aller juste après prendre une douche bien méritée, et de prolonger, pourquoi pas ? Ma journée si bien remplie. Cette solution c'est de publier une réponse à un commentaire, venu de Monsieur qu'importe, et qui me semble plutôt "intelligente".


"Bonjour, hier et avant hier j'ai pas mal avancé ma lecture d'humain trop humain, et j'ai achevé toute une partie qui évoque "l'innocence de la méchanceté". Car celle-ci a toujours en vu de protéger des intérêts, quelle soit institutionnelle, ou individuelle, que l'on choisisse d'agir d'une manière à passer pour bon ou mauvais auprès de nos semblables, cela dépend de notre niveau d'intelligence, de conscience des autres, et de de ce que l'on souhaite mettre en place (du but de notre manoeuvre). Le texte final de cette partie évoque les hommes sages comme une évolution et non une opposition aux homme moraux de notre époque - qui appartiennent déjà au passé, au vu de l'évolution inévitable des idées.

J'aime l'idée d'évolution qui prend le pas sans s'opposer, c'est une grande victoire pour la paix intérieure de ne plus s'opposer systématiquement à ce qui nous semble inabouti, car le jugement dépend du niveau d'intelligence, d'évolution de notre pensé, or nous avons trop conscience -ne serai ce qu'en relisant mes textes; de l'évolution et parfois de la régression de notre niveau de "jugement", sur le monde ! Il y'a toujours en moi, en nous, d'anciennes racines qui parlent à tord et à travers.

Or, avec le temps, et si justement on évite de sombrer dans une opposition systématique de nos instincts (grégaires), si l'on évite de mettre à profit la culpabilité par exemple au dépend de la créativité, puis l'inverse, puis la honte, puis l'amour, puis le plaisir, et que l'on évite d'accorder à ces instincts une "valeur en soi", un aboutissement quelconque. Alors petit à petit notre intelligence, et notre sagesse peuvent prendre essor et dépasser (non pas détruire), ces luttes internes qui n'ont pas de sens en elles-même.

Ce qui pour nous revêt l'apparence de "sens", est une évolution continuelle de notre savoir, de notre évaluation, de notre attitude à l'égard du monde, des gens, des idées; nous n'avons jamais rien qui se fige en nous; il arrive par exemple assez souvent qu'une chose qui nous paraissait mauvaise et inutile, devienne tout à coup extrêmement utile et bonne, d'un autre point de vu. cela arrive tous les jours dans les deux sens, au point qu'on prend conscience des nuances à adopter, et surtout combien les valeurs sont dépendantes du niveau d'intelligence et de conscience de la personne, et nous avons beaucoup à gagner à faire évoluer cela... A cause de cela, il est encore bon d'être mauvais, et mauvais d'être bon…."

 

J'ajouterai que mon immaturité m'a poussée a vouloir tout de suite comprendre la totalité des phénomènes, or dans mon plus jeune âge, je me suis bien souvent découragé, j'avais l'impression que la vie était bien trop compliquée, qu'il fallait renoncer à comprendre. C'est une erreur, et il est inévitable de ne pas cesser d'essayer de comprendre. Cependant, la trop grande estime, et la trop grande volonté de faire le bien, en toutes circonstance - où pour être plus précis quand l'envie nous en prend. Cette chimère constitue une des causes principales de notre découragement périodique. Et il est bien des moments où l'on oubli notre précieuse volonté de comprendre, afin de prendre du plaisir à vivre. C'est encore une erreur de jeunesse, mais la vérité sur ce que nous sommes est encore bien plus subtile, et nous apprenons à notre insu bien des choses, quand nous devenons conscient de notre évolution dans notre "rapport à la vie", nous nous apercevons que nous utilisons déjà partiellement et instinctivement, certaines de nos découvertes.

L'avantage de le comprendre, est de pouvoir choisir, et d'éliminer ce qui en nous nous est inutile.

Evidement tout cela est vraiment très complexe, et notre immaturité jouait contre nous, elle nous montrait une image parfaite de nous même, une "idole inconnue" - comme le sont toutes les idoles ! Et notre jeunesse nous agressait avec notre "réalité", bien mieux connue, mais encore trop mal comprise.

La question qui me reste en bouche : Où est la part d'immaturité qui parle en moi, comment la vaincre, sans perdre espoir, comment de pas être victime de sa propre volonté ?


Publié dans coup de coeur

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