Le progrès

Publié le par Gregor

Bien des hommes se trainent auprès de leur limace

Estampillés d'orgueil fleurissant leur haleine

C'est leur esprit aussi qui s'englue sur la trace

De cet espoir hautain que les poètes sèment

 

L'argent ne leur est pas voluptueux

L'amour les rend empressés et furieux

La joie dessine sur eux cet air emprunté

Des ruminants pour qui tout s'égale en beauté

 

Tu le saurais aussi jusque dans tes songes

Où les helminthes dévoreurs d'adorées

Pour secouer ton coeur en font tomber l'éponge

Et absorbent l'erreur pour mieux l'abandonner

 

Les victorieux écrivent cette si belle histoire

Qu'on lira aux enfants comme un beau pet foireux 

Bien lourdeau et bien flasque salissante mémoire

Et ils tombent et ils tombent les pauvres et sombres yeux

 

Tu le saurais aussi mais tu n'es que menteur

Jamais tu ne devines au delà des vains fils

De vos vies de pantins décryptées par l'erreur

Vilains jouets débiles d'un chaos bien habile

 

Tu vis tu meurs et les pépites de ta vie

Sont le reflet fatal des poésies arides

Les lueurs souriantes de ton caveau pourri

Des bonnes et simples idées lentement se dévide

 

Ah la furie des imbéciles et leur méchanceté

Les justes ne portent pas seulement le triomphe

Mais la mort des génies qui les ont devancés

C'est avec leurs charognes que leur estomac gonfle

 

Oh ne crève jamais leur soleil de nausées

Bien plutôt les conforte à moins que méchant homme

Tu veuilles en bon poète le mal et la giclée

Afin de te réjouir toi aussi parmi les hommes

 

Publié dans Poesies

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Max-Louis 14/06/2011 15:29


Bon jour Grégor,

Diantre ! Cela sabre à tout va !
Quelle verve décapante au delà
De toute pensée unique au gras
Vous taillez le lard, ici bas !

En un mot : J'ADORE

Max-Louis


Gregor 14/06/2011 16:07



Oui... on peut le dire ainsi ! 


C'est même très agréable comme commentaire !


Léger, amusant, c'est une qualité souvent mal appréciée,


Et dont l'appréciation ne lasse pas d'être déméritée....


Je goute volontiers le plaisir de sabrer avec vous, 


Tous ces faux mérites, qui feront rejaillir sur nous autant de fausses gloires...