Anomalie

Publié le par Gregor

Phoenix sombre,

caché du jour,

tu ne vis que dans un songe,

Pour mourir à l'aurore.

 


 

Tout cela est un test, une anomalie dans la matrice, quelque chose de neuf que je voudrais créer, malgré moi.

Vous connaissez le vertige, je n'ai pas rencontré d'âmes véritablement ancrées, toutes sont friables, fragiles, sensibles... Mais elles ne savent pas toujours ce qu'elles peuvent ou non savoir.

 

Disons qu'ils appellent leurs vertiges des coups de cafard, des déprimes, enfin des mots qui ne veulent rien dire par eux-mêmes. L'absurdité de leurs existences, ils la fuient comme une maladie.

Et plutôt que de regarder les choses en face, s'en remettent à je ne sais quoi, et eux non plus, mais ça marche ?

 

Cette fuite en avant, dans les mâchoires du néant, où les molécules se heurtent et finalement trouvent un équilibre instable, cela ressemble à de la chimie, un hasard vivant, et certains tachent d'en rétablir les causes et les effets et construisent des théories.

Je croyais chercher cela, mais bof ! La création est supérieure. Les mots doivent inenter la vie, voilà ce qu'enseigne de toute éternité Rimbaud. Les artistes vraiment capables méprisent si fort l'existence des molécules, qu'ils aiment parfois à jouer au billard avec, et les projeter plus vite à leur propre perte. un gain de temps.

Alors à tous les lecteurs intéressés... 

Cela sera votre propre perte, votre "être actuel" ne le supportera pas, mais qu'importe molécule que tu sois ? Regarde la mer, le soleil, tout cela se souviendra-t-il de nous ? Toutes vos lubies sur l'existence des "êtres", les rend pareil à des fantômes, et la peau que vous leur collez, fait pâlir l'éternité. Ce sont des sarcasmes, qui tuent jusqu'aux larmes... Mais qu'importe rires, larmes.. Nous nous contentons d'apprendre et de mêler nos sangs.

 

Toutes nos vies sont manipulables à souhait, et c'est de nous même qu'on obtient le plus de notre manipulation.


 

Une civilisation aussi dénuée d'intelligence n'est pas même mûre pour goûter les fruits laissés par d'anciennes civilisations. Il lui faut d'abord aller jusqu'au bout de sa déchéance, ainsi les hommes d'actions ne visant qu'à leurs étroits intérêts et qui dirigent le monde actuel, doivent d'abord s'éjouir de leurs pseudo-libertés, ensuite ils apprendront ce qu'il en coûte de commander. Il faut certaines dispositions psychologiques pour que les vantards actuels reconnaissent l'étroitesse de leurs idées. Celles ci ne viendront pas sans mal, mais elles viendront, que peut-on bâtir sur de pareilles idioties ? De tous ceux qui viendraient tendre les bras pour recueillir, acheter de la sagesse, il faut d'abord leur apprendre à se couper les mains... et c'est le plus difficile. De ce qui restera seul, nous verrons le jour paraître, car ce que nous supposons de vrai, échappera nécessairement aux diverses barbaries humaines et nous en reviendront à la sagesse, les hommes ne peuvent vivre éternellement sous le joug de la bêtise.



Publié dans critiques modernes

Commenter cet article