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Poesies

Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 12:56

 

 

Une amoureuse me fit bouffer mes globes, et le monde creva comme une baudruche

Elle s'évapore au port  des simagrées avec la belle bedaine d'un vendeur de tic névrotique tic loin de mes poumons aux sursauts encéphaliques, 

Mes toux font s'envoler des perruches de cendres, c'est le cerveau qu'on enfume afin de voir moins clair,

Par les  lueurs vivaces, les défauts sont grossiers, pour voir en beau : mieux vaut être myope que scientifique !

 

 

 

les meilleurs meurent souvent de leur propre main

juste pour se libérer

et ceux qui restent

ne comprennent jamais vraiment

pourquoi

on voudrait

se libérer

d'eux

 

Bukowski : la cause et l'effet

 

 

 Les autres, les autres, ceux qui l'ont poignardée ! 

Tu t'en rappelles ? Dis tu t'en rappelles ? Poignardée dans la chambre notre imagination faisait des pas d'éléphant pour susciter notre intérêt nous qui voulions dormir elle inventait des formes et des images encore, que je n'ai jamais revu depuis, ni sur les panneaux incolores ni sur les écrans plats : n'est commerçant que le nécessaire c'est à dire ce dont on ne peut vraiment pas se passer !

 

C'est pareil avec les hommes !  Dans les villes ! Il y'en a tant dont on voudrait pouvoir se passer ! 

Tous ces vendeurs et bien d'autres que j'ai fort heureusement oublié ! Ne resteraient que les autres, les aimables, ce qu'on est pas obligé de supporter,

 

 

C'est un soleil vert et un peu jaune, sur un tissu qui ondule, et des balles d'hélium s'envolent, de l'azur topaze, sur une musique sautillante, au notes émaillées, qui palpitent dans l'air pollinisé … une jolie tulipe sourit, et ses chants vous remplissent d'éclats, si bien qu'elle n'est plus là, le pourpre, d'une salle de cinéma, et la main qui glisse, mais ce n'est plus qu'une branche aux ongles trop longs, une harpie que tu serres ! un buissons, le visage égratigné... elle fut ton sacrifice le plus profond, ta douleur la plus délicate !

 

Premiére bulle de savon crevée

 

Cronos dévoreur d'amours, tes propres enfants...

 

Et nous de donner une dernière fois, nos douleurs, fièvres, amours, élans de disgrâces, face à une marée de limaces !

Yeux de braises, pour cieux éteins !

 

Les femmes ne sont pas si rares, elles portent toutes le visage de l'amour !

Les garces aussi, mais qui n'a garde de les reconnaître, le monde alors mérite t'il d'exister - prendre une poissonnière pour une fée, c'est l'arrogance de l'artiste en mal de sensation -   aimer est une forme incorrecte de l'abrutissement, rien ne rachètera notre existence, pas même cette créature adorée, que tu ignores dans ton orgueil, depuis combien de temps sans la voir, la réalité demeure, c'est ton inceste post-Freudien, idole déchue, nous en sommes toutes...

 

 Freud a volée sa renommée ? C'est terrible de devoir employer son nom, quand on suppose qu'il a volé non seulement son oeuvre, mais surtout une bonne partie de l'intelligence de notre époque, qui ne jure que part des concepts idiots auxquels ils essaient de faire plier la réalité de chacun... quelle grande tristesse !   

 

 Tout idéal, est si déchirant, qu'il faut peut être le masquer, 

Se dire que cela n'était pas, tel qu'on le vit, quoi ?

 

Il y'a avait tant de faisceaux inconnus, de tourbillons violet, bleu, orange, jaune, inconnus mélangés à des notes insoumises, qui défiaient les portées, et la mesure, les doigts semblent agitées et les notes elles même se lever vers les phalanges hallucinées, nous prêtres orgueilleux de la lyre… Mozart est mort en chacunes de nous….

 

Vieilles salopes édulcorées, parfumant la tiédeur de leurs passions par de subtils mélanges,  payerons nous ces sensations de mort par de nouveaux martyrs du romantisme ?

Et pourtant, et pourtant la mort vaut bien d'être vaincue

 

Et les compagnons, pendus à la laideur de ces corps sans formes, et sans fantaisies, se prosternent pour le tic, le toc, leurs machines toc, et leurs raisonnements tic… Tac, et l'heure approche, et quand emportée par des flots anti-poétiques, ils continueront de faire du fric, et dépenseront leurs langages amnésiques, et bien...

...........nous connaîtrons l'heure du Grand Mépris.

 

On aura les plus grands éclats de rire, probablement de quoi effrayer et raidir d'ombre les yeux non initiés....

habitants de vastes mondes de porcelaine, trop fragiles pour la masse, peut on vivre hors du monde, n'importe où, mais…

 

Faut il être bien triste, pour devoir reconnaître, que l'apocalypse et derrière nous, depuis que les bourgeois ont décidé le beau, le pensable, le juste, le raisonnable, nous n'avons su que nous cacher, errer, disparaitre silencieusement…

 

Plus en avant, foudroyer la rancoeur, et voir les galaxies s'effondrer, pourquoi ce silencieux amour ? 

Pourquoi cette déchirure dans les formes ?

 

Nous ne travaillerons jamais !

 

Et encore, ils nous accrochent des grelots, ces superflus, a nos vagues d'errances, nous qui implorions la nuance ! 

Tous ces grimoires nous ressuscitent et terrassent à nouveau les coeurs…. le coeur…. quelle vaste idée, quelle idée démodée…. qui va s'étouffant de ses propres mots, c'est tellement impensable ! 

 

Belle noblesse, Kallos kagathos 

 

Ah saleté de misère, tu es plus longue et plus muette que les pierres, de nos jours il faut quoi ? Tout est à jamais invisible, et celui qui rendra la musique à nouveau audible ?

N'est-il pas déjà mort ? Bref, vous n'en voudrez pas….

 

Qu'importe le temps avance et les lépiotes nous emmerderons avec leurs pubs, leurs merditudes, et il faudra supporter leurs pauvres tronches, qui inspirent à la gerbe ses plus belles envolées, quels yeux ?? 

 

On leur à enfoncé les rétines dans la fange, et nos contemporains, l'avalent comme une substance bien emballée, qui leur remplie la tête, l'estomac, qui les étouffe afin de les nourrir encore, et encore….   jusqu'au néant (que nous formatons de subtiles palettes)

 

Même le pognon dites donc, quand on voit leur vulgarité de riches, nouveaux riches, il n'y a plus que des nouvelles tronches ! 

Même plus terrifiantes ! Non, juste chiantes, emmerdantes, liquéfiantes….

Elle n'ont pas pressenties la voile, ce sont les attardés du siècle, et il faut supporter leur laideur, qui est ce qu'on fait de plus bas, moralement parlant, rien n'est plus effrayant que leur laideur !

 

 Les pauvres…. d'esprit, ne consomment pas cette différence là.

On peut leur rendre toute vue supportable, ils auront toujours le sentiment d'avoir du goût,  et plus ils sont nombreux et plus ils sont cons… Et plus ils sont cons et plus ils sont contents...

 

Cris de dégoût qui ne peut pourtant atteindre l'intensité de l'horreur qu'inspire cette époque.... écrire pour d'autres temps, pour d'autres femmes, d'autres hommes, savoir qu'une haine terroriste existe envers le tableau de notre présent....

Un regret immense, nous n'avons rien fait... pauvres générations futures, spectateurs muets d'un monde dénué de ποίησις.

 

Mais la vie a donné sa vengeance, elle hurle dans les mots qui filent et défilent dans leurs cerveaux, ô sursauts d'épiderme de la voie lactée ! 

ô ventres gris, plafonds enchainés aux aurores boréales, aux forçats des enfers, amoureux du désert, ô la peur de marcher ! 

Et la soif de s'en aller plus loin, l'amour est toujours le pas de trop !

Fumeurs estropiés des malédictions, que vous alliez venant, venu, revenant mais jamais parvenu !

Gerbez l'onde cruelle de vos parfums de mort, sur la gueule inquiète des marchants de mort, dehors,

Allez humer les strates violettes, l'encolure des pâquerettes, filez loin de la terre, avec le sang de vos artères, votre monstrueux coeur, soyez poètes ! Dans l'arrogance, tournez les talons !

 

Ô passion de la mer, envolées de demain, aux ailes de musique, cette fée qui nous déleste, entendez vous encore la musique, dans le tumulte, que les médiocres culbutent dans votre crâne !

Quelle longue sécheresse,  c'est la mort des harmonies, vous avez fait du cri, l'apologie du bruyant, c'est le nom qu'on rendra à vos villes; c'est le son de vos envies, et de la pourriture, aussi… 

Accumulation d'ordures, déchargement de consciences, amas d'étoiles ratées, profusion de débilité...

 

Et tous les enfers, toutes les damnations, vous les rendez réelles, avec la même béatitude, la même désinvolture, presque une nonchalance, car l'ignorance, votre désert, ce qui vous marque au milieu du front !

C'est l'horreur, la laideur,  et tu ne respires plus...  cherche l'air, soit plus commode que moi, gentil pacifiste, explique moi à nouveau, qu'il faut respecter les idées de chacun.

 

Mais goute le néant d'abord, et la chair humaine crue, enivre toi du dégout de tes semblables... nous verrons combien dans ton vocabulaire subsiste de vertu bien pensante, et d'idées généreuses...

 

Ayez l'arrogance ! Poètes, de tourner les talons !!

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 12:18

 

 

Quand les amoureux sont ensemble il n'est plus de joie pour nous autres

Quand les amoureux sont ensemble on recompte tristement

Sur nos doigts les années tremblent comme feuilles mortes

Et le souffle nous manque quand rôde celui du temps

 

Quand les amoureux sont partis rejoindre leurs abris

Les poètes s'installent sous un arbre et puis joignent

Leurs deux mains aux frissons de branches épanouies

Le coeur tout alangui comme un soleil s'éloigne

 

Quand les amoureux sont dans des éclats de rires

Tableaux peignant le ciel avec ivresse

Comme il est vain d'agir comme il est vain de dire

 

Que nous agenouillons au pied d'une détresse

L'orgueil élémentaire et la joie d'un soupir

Quand les amoureux ne font plus un seul geste

 

Les amoureux :

cou tranché qui n'a pas d'yeux

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 12:12

 

Comme ses cheveux dénoués en rubans de couleur

je savais qu'il ne fallait rien dire et puis

Un nuage gris passé au cieux bariolés par erreur

Repliant mes mains de voleur dans la nuit

 

De toutes les citations empruntées dans des livres

Tournant seul les grimoires irréels

Hiéroglyphes de fièvre qui rendent ivre

Décline en mon coeur ces fleurs providentielles

 

Déchire s'il le faut mes habits déjà mort

Effeuille en moi ces masques à mille faces

Et chauffe toi au rayon obscur change en or

Prend ces Pégases runes en d'infinis espaces

 

Voir les papillons noir le pacte signé pour l'enfer

Tout est perdition mais rien ne se perd que ton coeur

Voir en riant les lumières de demain et d'hier

Et sentir  briller en soi une pointe de douleur...

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 15:02

Bien des hommes se trainent auprès de leur limace

Estampillés d'orgueil fleurissants leur haleine

C'est leur esprit aussi qui s'englue sur la trace

De cet espoir hautain que les poètes sèment

 

L'argent ne leur est pas voluptueux

L'amour les rend empressés et furieux

La joie dessine sur eux cet air emprunté

Des ruminants pour qui tout s'égale en beauté

 

Tu le saurais aussi jusque dans tes songes

Où les helminthes dévoreurs d'adorées

Pour secouer ton coeur en font tomber l'éponge

Et absorbent l'erreur pour mieux l'abandonner

 

Les victorieux écrivent cette si belle histoire

Qu'on lira aux enfants comme un beau pet foireux 

Bien lourdeau et bien flasque salissante mémoire

Et ils tombent et ils tombent les pauvres et sombres yeux

 

Tu le saurais aussi mais tu n'es que menteur

Jamais tu ne devines au delà des vains fils

De vos vies de pantins décryptées par l'erreur

Vilains jouets débiles d'un chaos bien habile

 

Tu vis tu meurs et les pépites de ta vie

Sont le reflet fatal des poésies arides

Les lueurs souriantes de ton caveau pourri

Des bonnes et simples idées lentement se dévide

 

Ah la furie des imbéciles et leur méchanceté

Les justes ne portent pas seulement le triomphe

Mais la mort des génies qui les ont devancés

C'est avec leurs charognes que leur estomac gonfle

 

Oh ne crève jamais leur soleil de nausées

Bien plutôt les conforte à moins que méchant homme

Tu veuilles en bon poète le mal et la giclée

Afin de te réjouir toi aussi parmi les hommes

 

 Grégor

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 21:48

De l'éclosion d'un être, d'un autre moi même, je deviens, prend naissance dans ton regard, ta poitrine gonflée, se penche en arrière, nuées poudrées, rejetées d'un souffle, parler, s'éprendre, se délecter de ce moment qui nous invente l'un à l'autre, et l'un pour l'autre.  Avant que quelques ressentiments, préjugés mornes et vain, viennent plomber la grâce, précipiter la chute, prenons encore le temps de créer d'autres vies, d'imaginer l'instant, d'oublier ce qui dans nos coeurs se fend; tout cela tire en arrière, tout cela n'existe plus, puisque je t'ai croisé, tu m'as croisé, nous en sommes devenus différent. Il n'a pas dû beaucoup évoluer celui qui prétend qu'on ne change pas, c'est un autre constat que je fais, on en revient toujours à nous même, à nos pensées solitaires, on revient un jour en arrière, mais c'est un défaut d'appréciation, une faute de jugement, une quelconque médiocrité de la vue, qui nous rend insensible aux changements, et qui élimine de notre conscience cet autre que nous fûmes. Nous étions inventé, pour plaire, pour nous plaire, pour être en adéquation avec un moment, pour être ajusté à une certaine idée, à une certaine poésie de l'existence. Et comme cette nécessité tombe, que nous nous revenons en nous même, et qu'il n'y a plus de poésie, que de lointaines contrées, bannies de nos sens, nous peinons à croire que ce fût réel. Mais comme nous avons aimé être celui là que nous fûmes en cet instant particulier et cher à notre coeur, nous prenons conscience - au moins en partie - de ce que le temps est pour nous, d'une certaine manière -grâce à l'émotion profonde de cet instant qui reste implantée dans notre chair, nous pouvons contempler, la fausseté de nos jugements, de nos convictions, de cette étrange toile, qui tisse notre conscience, et de la complexité des phénomènes psychologiques. Si l'on veut se rapprocher de la vérité de notre être, à un moment donné, nous devons inventer une autre personne prenant conscience d'elle même à un autre moment - se référant au passé de sa vie. Cela revient à dire que nous n'existons qu'en tant que nouvelle personne sans cesse renouvelée. Et c'est par la contrainte de nos liens affectifs avec ceux que nous connaissons, bref, ce n'est que parce que nous devons nous retrouver les uns les autres, que nous nions cette évolution, en reproduisant certains comportements, certaines "parodies" de notre personnalité.

En acceptant qu'il est impossible, de se retrouver soi même "complètement", nous prenons le risque de perdre les autres, et pourtant il est impensable de se reconnaître, quelque soit le degré de conscience de notre personnalité, il est faux, de prétendre que quoi que ce soit, puisse nous rendre reconnaissable. (si l'on accepte déjà de se demander ce que nous fûmes précisément).

Et pourtant, c'est sur cette fausseté, que se jouent et se lient nos rapports humains, car nous avons besoin de ce subtil mensonge, afin de ne pas perturber "la bêtise", qui dans chaque cerveau d'humain, à besoin de pouvoir ranger et reproduire en imagination, son réseau social. Plus fort encore, il doit exister un schéma, une sorte de projection, de diaporama collectif, du rôle reconnu de chacun.

A cause de cela, nous ne pouvons croire, qu'il puisse exister quelques éclosions de notre personnalité, connues de quelques rares personnes, connues seulement de nous même, vis à vis d'un autre nous même, à cause de cela également nous souffrons de ce manque, à cause de cela nous tremblons pour demain, nous abdiquons d'hier, à cause de cela nous freinons nos envies, notre volonté de nous créer, de créer des moments rares avec d'autres personnes, à cause de cela, nous nous pourrissons constamment la vie.

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 08:10

Nous jetons des cordes dorés,

Au fil de nos dialogues,

Veux-tu monter les escaliers ?

Où te paralyser dans cette époque ?


Quel doux plaisir nous raccommode,

En oubliant, folle habitude,

Qu'il était bien commode,

De jouir de notre lassitude,


Pauvre inertie qui balbutie,

Son langage d'amnésie,

J'entends déjà les commentaires,


Veux-tu rattraper les lumières,

T'enfoncer dans la nuit sans repère,

Et les sens rassis restent assis...

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 14:07

 

 

soleil-munch

 

 

À une Raison

 

Un coup de ton doigt sur le tambour décharge tous les sons et commence la nouvelle harmonie.

Un pas de toi, c'est la levée des nouveaux hommes et leur en-marche.

Ta tête se détourne : le nouvel amour !
Ta tête se retourne, - le nouvel amour !

"Change nos lots, crible les fléaux, à commencer par le temps" te chantent ces enfants. "Elève n'importe où la subtance de nos fortunes et de nos voeux" on t'en prie.

Arrivée de toujours, qui t'en iras partout.

 


Matinée d'ivresse

O mon Bien ! O mon Beau ! Fanfare atroce où je ne trébuche point ! Chevalet féerique ! Hourra pour l'oeuvre inouïe et pour le corps merveilleux, pour la première fois ! Cela commença sous les rires des enfants, cela finira par eux. Ce poison va rester dans toutes nos veines même quand, la fanfare tournant, nous serons rendus à l'ancienne inharmonie. O maintenant, nous si digne de ces tortures ! rassemblons fervemment cette promesse surhumaine faite à notre corps et à notre âme créés: cette promesse, cette démence ! L'élégance, la science, la violence ! On nous a promis d'enterrer dans l'ombre l'arbre du bien et du mal, de déporter les honnêtetés tyranniques, afin que nous amenions notre très pur amour. Cela commença par quelques dégoûts et cela finit, - ne pouvant nous saisir sur-le-champ de cette éternité, - cela finit par une débandade de parfums.

Rire des enfants, discrétion des esclaves, austérité des vierges, horreur des figures et des objets d'ici, sacrés soyez-vous par le souvenir de cette veille. Cela commençait par toute la rustrerie, voici que cela finit par des anges de flamme et de glace.

Petite veille d'ivresse, sainte ! quand ce ne serait que pour le masque dont tu as gratifié. Nous t'affirmons, méthode ! Nous n'oublions pas que tu as glorifié hier chacun de nos âges. Nous avons foi au poison. Nous savons donner notre vie tout entière tous les jours.

Voici le temps des Assassins.

 


Phrases

Quand le monde sera réduit en un seul bois noir pour nos quatre yeux étonnés, - en une plage pour deux enfants fidèles, - en une maison musicale pour notre claire sympathie, - je vous trouverai.

Qu'il n'y ait ici-bas qu'un vieillard seul, calme et beau, entouré d'un "luxe inoui", - et je suis à vos genoux.

Que j'aie réalisé tous vos souvenirs, - que je sois celle qui sait vous garrotter, - je vous étoufferai.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Quand nous sommes très forts, - qui recule ? très gais, qui tombe de ridicule ? Quand nous sommes très méchants, que ferait-on de nous.

Parez-vous, dansez, riez, - Je ne pourrai jamais envoyer l'Amour par la fenêtre.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

- Ma camarade, mendiante, enfant monstre ! comme ça t'es égal, ces malheureuses et ces manoeuvres, et mes embarras. Attache-toi à nous avec ta voix impossible, ta voix ! unique flatteur de ce vil désespoir.

 

[Fragments du Feuillet 12]

 

 

Une matinée couverte, en Juillet. Un goût de cendre vole dans l'air ; - une odeur de bois suant dans l'âtre, - les fleurs rouies, - le saccage des promenades, - la bruine des canaux par les champs - pourquoi pas déjà les joujoux et l'encens ?

x x x

J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.

x x x

Le haut étang fume continuellement. Quelle sorcière va se dresser sur le couchant blanc? Quelles violettes frondaisons vont descendre ?

x x x

Pendant que les fonds publics s'écoulent en fêtes de fraternité, il sonne une cloche de feu rose dans les nuages.

x x x

Avivant un agréable goût d'encre de Chine, une poudre noire pleut doucement sur ma veillée. - Je baisse les feux du lustre, je me jette sur le lit, et, tourné du côté de l'ombre, je vous vois, mes filles ! mes reines !

 

 

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : Les Grands Poètes
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 09:28

Ils veulent nous emporter,
Dans les jardins divisés,
Ils te diront de fermer l’œil,
Et t’isoleront dans un écueil,

Tu prendras tes peurs pour des faits,
Tu t’aligneras sur leurs méfaits,
Tu ne croiras plus jamais aux fées,
Tu t’enfermeras dans un monde surfait,

Rien n’est réel, que l’ombre,
Que nos yeux projettent sur ce monde,

Et tu répètes sans savoir,
Et tu t’embarques sans savoir,
Toi, l’unique parmi les flots,
Qui épurent la magie des mots.

Ils défendent leurs oasis, et nous livrent en pâture au désert, la loi, les juges, et les bons Dieux, ne reconnaissent que ton insolence, il la guette dans tes yeux enflammés. La révolte, cher ange, est le suicide des damnés….

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 09:27

Le diable gagne aux cartes,

Mais l’amoureux lui perd au jeu,

L’enjeu de son propre langage,

Et peu à peu s’en écarte


Puis bon grès, mal grès,

Ou de lentes simagrées,

Il se lie aux longues désespérances,

Et vide sa triste incandescence,


Dans une amère éprouvette,

Éprouve le chant des sirènes,

Dans son bocal aigre sa tête,

Ressemble aux songes des baleines,


Échoué sur un récif,

Il épie l’âme lascive,

Cette beauté tel un canif,

Qui l’invitera à le suivre,


Le diable gagne aux cartes,

Mais l’amoureux lui s’en écarte,

Il joue la vie dans une aiguille,

Qu’il plante dans le cœur des filles,


Épinglées sur les murs opaques,

Leurs portraits longtemps s’éternisent,

Le silence de leurs voix qui claquent,

L’amère beauté qu’elles dessinent. 

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 09:24

"Quelque chose clochait chez moi : je pensais énormément au sexe. Je m'imaginais au lit avec chaque femme que je voyais. C'était une façon agréable de passer le temps (...). Les femmes : j'aimais les couleurs de leurs vêtements ; leur démarche ; la cruauté de certains visages ; de temps en temps, la beauté presque parfaite d'un autre visage, totalement et superbement féminin. Elles possèdaient un avantage sur nous : elles planifiaient beaucoup mieux leur vie, elles étaient mieux organisées. Pendant que les hommes regardaient les matches de football ou buvaient une bière ou jouaient au bowling, elles, les femmes, pensaient à nous, se concentraient, étudiaient le problème, décidaient – de nous accepter, de nous rejeter, de nous échanger, de nous tuer ou, plus simplement, de nous quitter. En fin de compte quel que soit leur choix, nous finissions dans la solitude et la folie."


"En beaucoup de domaines, j'étais un sentimental : des chaussures de femme sous le lit ; une épingle à cheveux abandonnée sur la commode ; leur façon de dire : "Je vais faire pipi… " les rubans qu'elles mettent dans leurs cheveux ; descendre le boulevard avec elles, à une heure et demi de l'après-midi de l'après-midi, deux personnes marchant ensemble, simplement ; les longues nuits de beuverie, de tabagie, de discussions ; les scènes ; penser au suicide ; partager un repas en se sentant bien ; les plaisanteries, les rires absurdes ; sentir les miracles dans l'air ; ensemble dans une voiture en stationnement ; comparer les amours d'antan à trois heures du matin ; s'entendre dire qu'on ronfle, écouter ronfler ; les mères, les filles, les fils, les chats, les chiens ; parfois la mort , parfois le divorce, mais toujours continuer, s'accrocher ; lire seul le journal dans une buvette et sentir une nausée te retourner l'estomac parce que maintenant elle est mariée avec un dentiste ayant un QI de 95 ; les courses de chevaux, les parcs, les pique-niques dans les parcs ; même la prison ; ton goût pour la gnôle, son goût pour la danse, tes baises en douce, et elle qui fait pareil ; dormir ensemble…"

Par Gregor - Publié dans : Poesies - Communauté : Les Grands Poètes
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