Vivre en ville

Publié le par Gregor

 

 

Mais qu'y a-t-il derrière, derrière ces rues si colorées,

Les joies signifiées, et les foules enchantées,

On peut y lire les décors de tant de vies exemplaires,

On peut y frire nos envies en mille exemplaires,

 

Mais que voit-on le long des grandes villes,

Des yeux exorbités fixant l’impossible :

Un manteau pour l’hiver,

Le baiser d’un être cher.

 

Enivré d’amertume et de rosé si aigre,

Que leur bile fume et vire vinaigre,

 

Des milliers d’âme isolés qui se confondent,

En essayant de vivre comme tout le monde,

Et se martyrisent pour être à la bonne page,

Des images : triste paysage sans nuage.

 

Des mirages : tristes naufrages,

Mais vers quel point ce monde se mire,

J’ai vue tant de ces satires,

Assoiffés comme des vampires,

 

Pour quelques mots d’amours,

Qu’ils se querellent comme des vautours,

Ils n’ont pas honte de se parer,

De fourrures encore ensanglantées.

 

Je hais ces snobs, mal éduqués,

Souvent mal baisés,

Et les boutiques se font du fric,

Quand les sentiments deviennent ennemi public,

 

Il n’y à que les bourgeoises pour maquiller leurs sentiments,

Parfumer leurs trous duc, et rêver d’un briguant,

Effrayées jusqu'à s’eccorcher les rides,

La mort est tabou, l’amour est livide.

 

Et l’on juge ce qu’on ne connaît pas,

On se méfie quand on reconnaît pas,

On théorise un peu tout ca,

Et puis le reste ca va de soi,

 

Où sont passées les mongolfiéres,

Et nos rires d’enfants qui s’élévent dans l’air,

On est amer de certitudes,

Malade en mer sans altitude

Publié dans critiques modernes

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