Présentation

Un amour

free music

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Album photos

Mardi 13 mai 2008

Les dépossédés…

Ils dérivent sur des sentes, aux odeurs absentes, de lassitude, en habitude, les turpitudes sont comme un bol d’opium, et leurs visages plein d’illumination, reflètent d’autres émeraudes, d’autres rubis, trop bien caché pour plaire, trop lumineux pour ne pas éblouir… Et le cristal des jours aux ongles de leur chair, est comme un grand bol d’air, même si de plus morose, les coule en enfer…

Puisque les matins se réveillent semblables aux anciens, ils se souviennent de leur futur, avec une certaine nostalgie, ils étreignent le monde pour ne pas tomber, car il va si vite qu’il faut bien s’accrocher, les peines sont si profondes que les larmes sont sèche, dans la fraicheur des nuits blêmes, ils vont fantômes pales, rejoindre leurs casernes, le lit est tout défait, les rêves agités, on leur a volé quelque chose, il y’a si longtemps déjà… Ils ont oublié l’espoir, perdu leurs espérances, ils voient sur les affiches, quelques bonheurs en vente, et dans les magasins descendent, et se perdent en chemin…

Est-ce ainsi que les hommes vivent, recourbé sur eux même, trainant leur fardeau bléme, en des galaxies qu'ils cédent, à des vandales d’opinion, qui fabriquent du pognon, la météo des idées farouchement défendues, dans des temples séculaires, pour ta propre apoplexie, on ta maquillé d’idéal inextensible, on ta promis monts et merveilles, tu te juges encore quand sonne la minuit, voyageur des morales, et des perversions diverses, on te juge ? Regards détournés, il n'y'a plus personne, il n’y’a plus rien, qu’un long silence éteins siégeant au-delà de ton mal et de ton bien, même ta solitude, et tes plénitudes instantanées, se font la peau douce…

Et face au soleil multicolore, le visage indolore, assis sur le monde, où cimes éblouis, tu chavires, et t’enivre, de poésies et de livres, que des génies inciviques, ont posté pour ton bien, malgré les soldats intègres, du bonheur algébrique, et les esclaves nègres, couchés contre nos briques… du devoir accompli, on la vendu l’Afrique, au nom de jésus christ, on la vendu l’Afrique, pour que vive l’Amérique, alors encore tu t’étonnes, tu tâtonnes dans le noir, pour chercher l’interrupteur, du computer modérateur… Algorithmes explicatifs, théorie des relativités, des Univers cachés, où l’humanité ressemblerait, aux petits codes de conduites, des braves gens qu’on court-circuite, de festivité télévisuelle, de réjouissances et de cortèges médiatiques… Cherche les savants, de savantes époques, mais qu’est-ce qui existe ?

Encore et encore, tu chercheras, mais regardes, le monde transbahuté par les désirs de singes blancs, des petits plaisirs mesquins, au nom de Dieu je ne sais plus qui, regardes ces femmes, qui sont heureuses de se pavaner de dorures, qui ne veulent plus vieillir, pleine de compassion pour ce qui va périr, elles ont les yeux pleins d’azur, collé à leur rétine, leur tête est en nuage, elles se méfient des sages, comme des calories, qui donnent des carries, à leur cœur bien verni, de milles anémies…

 Et l’amour dans tout ca ? De la prostitution métaphysique, des rivières qui vont, au rythme de quelques poissons, qui se ressourcent, à la jolie source, teinté de rayons dorés, transparente comme des mots, dans la clarté d’une belle mâtiné, ce que l’on dit à la jolie violette, cueilli de la veille, transvasé, elle jouie dans son bocal, de quelques plaisirs quotidien… Et l’amour dans tout ca, permet d’oublier le monde…

Mais nous qui sommes dépossédés de ce luxe, pour qui le monde est un enfer, remplie des vomissures de nègres blancs, pour qui les femmes ont des œillères, afin de mieux te mépriser, toi qui est un danger, à leur ordre social, prophète des injures, barbouillé des brulures, que l’on fait aux domestiques, pour pas qu’ils oublient d’astiquer, nos planchers de ruches folles, qu’ils épouillent à coup de salive, crache, crache, essuie, essuie, Cendrillon sans marraine, bateau ivre sans marine, aspirateur sans narine…Joies sans peines…

Nous qui sommes dépossédés, de toutes les bourgeoisies mondaines, qui buvons aux fontaines, salies des foutaises populaires, nous qui n’avons jamais sut plaire…

Sur notre cœur battent les hivers, alors on boit quelques bières, dans de sombres tanières.

par Gregor publié dans : critiques modernes communauté : Communauté de l'opposition
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 9 mai 2008

Quand nous embarquerons, nos cœurs et nos émois, le long des fleuves étroits, où poussent les bourgeons, renaissant de milles formes, renaissant au printemps, quand nous embarquerons nos oreilles multi formes, pour un voyage éternel, dans les eaux d’azur vert, nous aurons par centaines nos croyances et nos rêves, qui ruissèleront de tendresse, par nos yeux de détresse, branché aux dix milles volts, qui court-circuite en ce jour, les cœurs ouvert comme des portes, dans les équations du bonheur, on avait pas prévu cela, mais demain nous irons par 2 et 2 font 5, et tout s’allumera, de si vives lumières, lumières de l’intérieur… Nous changerons de siècle, ce ne sera plus le siècle des apparences, et l’on existera sans songer au futur, car nous serons enfin le futur… On se regardera les uns les autres, et que le vent nous emporte, on sera soudé par la main, on aura moins peur des chemins, il n’y’aura plus de ces mépriseurs de la vie, qui regarde d’un œil ravie, les noyers du paradis, ils se sont béni, par jalousie, ils se protègent par ambition, mais demain ils comprendront, demain ils se souviendront du futur, afin de ne pas le manquer…Ou bien l’avenir ne viendra jamais, et nous aurons sans cesse la mélancolique flamme au fond des yeux, nous verrons tout les prétentieux, les culs bénis, les parasites, danser dans une ronde funeste, au jeu des chaises musicales…  dont je fus le premier exclu, ne jouant pas… Allons, buvons un coup à l’amitié, puisque il n’y’a pas grand-chose à parier, ce monde caché de l’enfance, que l’on découvre à l’adolescence, puis qu’on intègre, digère, bah, puisqu’il le fallait bien, et nos rêves d’enfant sommeille en nous, comme des regrets, que l’on a mal digéré, bref, on devient un brin hypocrite, on se méfie de temps en temps, de quelques réminiscences, on connaît le monde, on à cessé de l’imaginer, on est divisé, bien rangé, un temps pour chaque chose, chaque chose à un temps, nos personnalités multiples sont bien rodé, on sait instinctivement les mots, les couleurs, les recettes de cuisines, les heures de travail, les sujets d’actualités, le code des mœurs, notre appartenance sociale, on est pris au piège, on peut calculer avec précision nos cinquante prochaines années, d’ailleurs c’est l’assurance minimum pour pouvoir acquérir une maison, des enfants, une femme, une retraite… brève vie, si vite gaspillé, oui, nous gaspillons beaucoup, nous dépensons beaucoup, nous utilisons presque tout ce qu’il est possible d’utiliser, et pourtant, la liste des maux ne s’amincie guère, avec notre manière d’être heureux il y’aura toujours des malheureux, avec notre de manière d’être bon, il y’aura toujours du mauvais, avec notre manière de vivre il y’aura toujours des gens qui ne vivront pas… Lao Tse le disait déjà, alors sans doute qu’on le répétera encore dans 1000 ans… Sans doute avons nous raté des étapes, nous redeviendrons comme en 68, bercé par l’envie de construire un monde meilleur, loin des haleurs, et des profiteurs en tout genre, nous serons un nouveau genre, enfin humain… nous créerons un monde musical, et dans 100 000 ans on s’en souviendra encore, aussi éternelle que la mer, la petite lumière qu’on allumera, ne s’éteindra pas.

par Gregor publié dans : critiques modernes communauté : Communauté de l'opposition
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 8 mai 2008

 

Tout abandon est monotone, versé sur les ribambelles de couleurs, changeant la proue qui vole aux cieux mauves, dans le repos lointain d’une âme amoureuse, toute calme et toute belle, mais déjà lasse et creuse, les beaux jours ont fanés leurs lustres éclatant, l’éclair à frappé deux fois au même endroit, parjures et haines d’enfant, tout à fait désolant, comme j’allais au travail, remplir des sacs de paille, pour d’autres sacs de paille, qui rempliront de plus vaste encore, jusqu’à toucher l’espace, empilant les cadavres pour bâtir des forteresses, des châteaux vert et rose, où le diable s’inquiète de quelques villageoises, partit pour des cueillettes,  qui n’en reviendront pas…. Ah mourir pour des prunes… Dans son petit chiffon, elle cachait son nez rose, pour ne pas pleurer, elle avait la joue tendre, encore un peu salé, raté et deux fois raté, encore une fois recommence, augure ce nouveau ciel pour lequel tu trimbales des papiers de couleur, recommence, afin que plus ne s’exile, le temps est arrêté, il dort, il dort, à ces heures de la nuit, où neiges endormies, sur les toitures blanche aux reflets de la Lune, partir vers d’autres sphères, rompre les façons, qui rendent si aimable, aux yeux des gens aimables, pour d’autres gens aimables, qui s’aiment et s’éclaboussent des plus hautes vertus, et qui béniront leurs enfants, de milles éclaboussures, souillures et compassions, pouah ! Cracher au ciel d’émeraude leur plastique figure, en rêvant des parjures, murmurés tout bas, ô printemps qui s’écume, derrière les vitres bleues, tu n’en reviendras pas, de tant d’imposture, chérissant les bulles légères que tu soufflais enfant, l’hypocrisie amère, que tu bois malgré toi, damné parmi les damnés, aux sombres abreuvoirs… Comédie de la soif, je regrette l’Europe, où tous les hommes ont soif, je regrette le temps las et les femmes obscènes, qui chérissaient leur stature et leur monture là, ailleurs et maintenant, mes pensés à l’Orient, vont comme au cinéma, défile à reculons, qu’importe les lilas, où tombent les amoureux, quand c’est d’amour qu’on cause, on cause souvent mal, là, ailleurs et maintenant, évanoui mon ambre, clouée sur la poitrine, avec mon numéro, qui défile et s’effile, qu’importe, le numéro est toujours le suivant, et l’alchimie des mœurs en alignent toujours des nouveaux, qui ressemblent aux anciens, qui n’étaient pas bien beaux… Comédie de la soif, je regrette l’Europe, et les yeux de ma mère, aveugle et souterraine, ma vie sous une ombrelle, aveugle et souterraine, pétille la fleur blême, aux rayons d’éther ultraviolet, la valse des passants, l’humeur est bien vague, où se collent les algues, des marais incertains… facile, trop facile, les mots que l’on aspire comme un venin noir, la boue pend à la bouche, baveuse iconoclaste, des rêves et puis des drames, qui coulent et puis divagues, sur l’oreiller sans femme, dans les bleuités vague, de la chambre d’enfant, qui renferme les secrets, de saveurs et de rages, quelques nuages oranges, et puis les amours passent… Tout ce que je n’aurais pas apprit, mal retenu, si tu savais combien j’ai bu, mes rêves avec dégout, il y’a tant de nous, qui se disloque, les brulures et les cloques, comme des traces indélébiles, et l’espoir impossible, va, barbouillé de peinture, écorché par l’azur, qui fait luire le bonheur, inaccessible…  Dévalant les cascades de couleurs, où l’aube fine resplendie, de milles flambeaux alanguis, sous l’âpre coquille de douceur, flânant en chemin sous la brume, une petite maison fume, chamboulée par les haleurs, et le colibri des candeurs, la petite Eglise n’indique plus l’heure, Quel jour est-il ? L’imaginaire gisait là, en de sombres pâtures, renversé par la science, religions monotones, et fables en tout genre,  et dire qu’on chantait les louanges de Dieu, comme c’est navrant… Grace à lui, l’on pouvait légitimer toutes causes, et les peuples venaient manger dans sa main, mais maintenant qu’il est mort, qu’il n’y’a plus rien après la mort, en ces temps révolus, où l’éternité nous échappe, soyons sérieux, qui vend encore le paradis ? L’imagination n’existe plus, on la prostitué à la réalité, on la damné par principe, pour des faux culs entêtés, en des galaxies d’objectivité, en conformité avec la morale religieuse du pognon, jeunesse passe, jeunesse sans espoir, culte métaphysique du souverain, quel qu’il soit, obéir au devoir, aux épouvantails idéologiques, aux codes de couleurs, où les jolies filles se collent, comme les papillons se brulent les ailes aux allogènes  barbouillées de culture, aux supermarchés des penseurs, écrivains, peintres, saltimbanques, bandits, poètes… Bref, encore quelques croyance divines, quelques amours déçut qui ont tourné vinaigre, quelques flammes éteintes, quelques rivages d’amertumes, dans le brouillard de brume, où l’avenir se dessine, inexorablement…  la tendresse des couleurs que l’on invente, dans l’azur mauve cendré, où chère âme, tu étais apparu, ne serait-ce, la fin des temps, un recommencement ?

par Gregor publié dans : Poesies communauté : De rêves en passions
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 7 mai 2008

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

par Gregor publié dans : Poesies communauté : Les Grands Poètes
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 2 mai 2008
Vertes pâtures, cisaillées par l’étrange,
Pinceau qui mélange, l’azur en feu des branches,
Un couple avance en se tenant la main,
Dans les allées blanches, tout prés d’un sapin,

La lumière coule doucement le long des ramures,
Semblable aux liqueurs dorées véhémentes,
Les feuilles glissent au vent un savoureux murmure,
Tout est calme et paisible, la nature est patiente,

Prés des nénuphars roses, et des mares de mousse,
Repose un petit vieux sous son chapeau de paille,
De temps en temps une grenouille éclabousse,
Les libellules prisent sous le feu des mitrailles,

Et nous qui décuvions, nos nocturnes veillés,
Nous étions couchés là, à l’ombre des bosquets,
Fumant, rêvant, flânant, les bleuités délices,
D’une après midi tiède et verte, couverte de malice,

C’est le bon temps des fleurs aux senteurs opiacées,
Des délires et des pleurs aux sensations dispersées,
Des voyages en forêt des espaces sans frontières,
C’est l’instant immédiat, la perte des repères,

Dans une clairière mauve aux senteurs d’alcôves,
Où s’échoie des rameurs dérivant sur les nuages
Roses clair, au regard d'un soleil rouge fauve,
Tandis que bourdonnent les mouches en de noir pâturages !
 
Il arriva ce que l’on pressentait depuis longtemps,
Les nuages étaient menteurs et le mouches innombrables,
Alors mon entourage se figea lentement,
Comme un portrait mural aux couleurs impalpables,

Cheminant, seul et triste même avec mes amis,
Je voyais encore danser mille oiseaux enflammés,
Dans les volutes claires par un ciel assombri,
Je compris bien avant l’heure, l’orage de fumé,

Toujours la même fin, désespérément triste,
D’autres s’aiment jusqu’à la fin des temps,
Sans se soucier des jours qui lentement s’effritent,
Sur nos bancales joies où vascillent les tourments,

J’ai vue danser son onde sur les remparts maudits,
Et pleurer son image floue et teinté de morve,
Dans les calandres niaises où la joue assoupie,
Sur les routes enchantées par un ciel rouge et mauve,

Navrante solitude aux faux cols de parures,
Qui pousse aux bords des abords de la mort,
Vivre en ces pages écrites et peintes sous la coulure,
D’une encre mal aiguisée en de tristes accords,

Les vomissures brunes tachés du sang noirci,
Où le cœur d’un damné frappe à la poitrine,
Par ces temps métropoles d’emblèmes étourdis,
Je pisse sur le flanc coloré des vitrines,

Toussotant la nuit verte laqueuse des charbons,
Ravalant les mégots roses et sans histoire,
Fanfares et tonneaux roulant avec les noms,
Connus et moins connus versé dans ma mémoire,

Elle, toute mignonne enrubannée de tendresse,
Encerclée par les gens, vitrail phosphorescent,
Ô couleurs blêmes et pales, passa tout prés l’ivresse,
Quand je saisi sa veste il n’y’avait rien dedans,

Les noirceurs ont la peau tendre de violettes pensés,
Pareilles aux méchancetés qui vont à disparaître,
Et voir l’amour renaitre milles fois emporté,
Jusqu’ aux confins d’été, jusqu’aux confins de l’être,
par Gregor publié dans : Poesies communauté : L'âme du poète
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 29 mars 2008

La journée commençait, le métro avançait, la musique dans mes oreilles m’inventait les fantaisies, qui échappaient aux visages livides et imperméables, sur lesquels ricochent mon regard, je me vantais de ne pas avoir cet air morose, mon orgueil vivait là, dans les stations souterraines, où chaque matin le soleil se levait entre les stations que je traversais, et souvent je retrouvais le ciel en feu après l’avoir laissé éteint.  Puis vient le bus scolaire, je savais comme un condamné, que dans une heure j’allais me retrouver au banc des accusés. Seul les mauvais élèves peuvent connaitre ce sentiment étrange, comme si des murs jusqu’au plafond tout nous contemplait avec un dégout méprisant. Surtout dans une école supérieure, je n’avais jamais bien compris ce que signifiait ce terme, et puis il s’avéra que j’étais plutôt inférieur, alors j’ai commencé à apprendre les dures lois de la vie en collectivité. Je suis la réincarnation du mal le plus profond de nos sociétés, la non-coopération volontaire. J’ai déjà une prés-aversion du monde qui m’attend, trop tard, j’ai brulé les étapes, encore une mauvaise note aujourd’hui, ca me déprime, je ne suis pas sympa, en fait je ne suis plus que l’ombre de moi-même, je ne dis rien, je mange seul, j’essaie d’oublier.

Aujourd’hui notre prof à eu l’idée géniale de nous mettre par deux et de déterminer les groupes au hasard, la fille avec qui je me suis retrouvé à manqué de s’évanouir, elle me prend vraiment pour le dernier des derniers, c’était assez pathétique, mais je le pressentais, ce qui n’arrange pas le problème mais au moins je peux dire que je le savais. Dés fois je me dis que c’est pire d’avoir conscience de ce que l’on est, surtout quand comme pour moi on est plutôt dans de mauvais draps, c’est un châtiment assez cruel, on vit comme dans un autre espace temps ce qui arrive à l’extérieur ne nous atteint plus, où à distance, on est prés à prendre des coups, on à préparé le terrain.

J’ai croisé Florence, et je ne sais si c’était moi ou l’odeur des murs qui nous entouraient, mais le parfum léger qui d’habitude avait tellement le pouvoir d’alléger mes pensés, au contraire me précipitait dans une confusion sans nom, j’enfonçais mes mains dans leurs poches, mon visage se troublait, je bredouillais quelques phrases inconséquente.

On parlait de Camus j’évoquais l’étranger, et comme j’aurai put en cet instant me fondre en lui, j’avais rêvé, et l’ironie de mon rêve, c’était cette réalité que j’avais complètement oublié, et que je ne savais voir, ou alors pas longtemps.

Après demain nous allons au théâtre, comment je vais faire ? Je n’en sais rien, si j’oublis de parler de moi elle oubliera peut être que j’existe, et durant ce bref instant, je ne serais plus moi en tant qu’élève raté, mais je serais un simple jeune homme auprès d’une charmante demoiselle, pour un instant, pour un instant seulement.
Mais je n’ose espérer quelques bonheurs ici bas, tout est si trempé d’amertume, pendant que mon cœur fume, si le sien pouvait fondre, comme le jour fuit mon ombre, la solitude hélas, le temps qui passe… Bien avant la nuit et ses doux pétales, enfermés sans un bruit, le temps qui détale… Des rêves éveillés, comme une flamme blanche, qui vient s’enrubanner, autour de ses hanches… Mais les poussières étouffent déjà la petite fleur, qui referme ses douleurs, pendant que je lui souffle… L’haleine est si puérile, elle sent encore le lait, que j’ai tété aux cils, des peines renversées… Mais ce temps s’éteint, comme une bougie perd sa mèche, demain hélas demain, et mon cœur qui se sèche

par Gregor publié dans : Poesies communauté : De rêves en passions
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 10 février 2008
Je n’est utile à rien, il n’a pas d’avenir, et ca me fait marrer,
Parmi les nombres je suis un,
Et seul je suis tous
Je n’a pas de fond dans le fond, il rigole quand même
Ca vous dérange ?
Tant mieux cela m’arrange
Il ne pense plus rien changer
Mais ne veut plus qu’on le change
L’échange comme une marchandise
Vous croyez au marché des couleurs
Aux villages des horreurs ?
Vous croyez ? Pissez plutôt violent dans un violon….
Je est mon ombre qui ère,
Espère et désespère…
Par-dessus les murailles et vitrail de corail,
Les dessous chics, chique le tabac
Perdent le hic !
Les haddocks sont en branle
Ils tremblent du vide
Des amours insipides
Et pourtant fiévreux et fier,
De riens qui reposent sous la terre
Et vont s’assoupir ventre à terre
Le bec pris dans leur propre muselière
Ce n’est pas pour ca qu’ils iront se taire,
Au contraire
L’immensité du vide
Exalte l’inconnu
Qui passe chevelu
L’imagination
Devient leur réalisme
Forcené et désemparé
Des poètes maudits
Qui tentent
D’imprimer leurs envies
Qui survolent les marécages
De l’ennui
Luisent dans la nuit,
Solitudes d’un jour
Et les plénitudes sont passagères,
Involontaires
Mais rares sont ceux qui en ont conscience
Les autres croient
Au pouvoir des sens
Et s’immacule en conception
Echauffées et burlesques
Drôle de fresques peintes avec du sang
Larmes des innocents,
Victime et meurtrier,
Qui se confondent, s’inondent en rosé,
Fièvre et fumée,
Juin enrhumé,
Le vol des pétroliers,
L’envol des meurtriers,
Tout est si clair,
Ombres qui errent,
Chante Voltaire,
Pleure ma mère,
Je, vagabonde,
Il est immonde,
Comment haïr,
Mon cœur de pitre,
Comment agir,
Joies qui s’abritent,
Derrière les haies,
Qui nous aboient,
Toi le marcheur solitaire,
Parmi les ombres des fougères,
Tes pieds devancent,
L’immensité,
Tu vides la chance,
Sans y penser,
Encore un mois en enfer,
Ta vision redevient claire,
Tous les moutons sont nés pour plaire,
Dans leur jardin tu es désert,
Que nous veulent ces airs hébétés,
Leurs consensus s’ront allégés,
Quand ils auront bien accomplis,
Leurs devoirs d’imposture,
Et qu’ils riront des plis,
Qui dévisagent nos coutures,
Voyez la vie c’est mardi gras,
Chacun à épousé son rôle,
Mais qui donc s’en souviendra,
Avant d’avoir vidé l’alcool,
Even if you can touch the sky
Tout redevient calme et plat
Et même les plus invisibles médailles :
Pédantesque pneus à plat
Et les repas
On mauvais gout
On siège mal, on est partout
Et nulle part, ou autre part
Tendres cafards d’incertitude
Le besoin incessant d’inexactitudes
On n’est pas figé en statue,
Notre statut est à revoir
Et revoir encore on se peinture
De couleurs invraisemblables
Mais notre cœur est perméable
On en tire des douceurs
Poètes à nos heures
Amant de la vie
Qu’il soit béni
Mon soleil

Car personne ne voit les mêmes couleurs
Et nous-mêmes
Est-ce qu’on les voit
Ces mêmes couleurs
Avant, pendant, et après
La consommation de l’amour
Vive et pénétrante, comme le vent
Mais ce qui agit n’agit-il que pour nous
Sommes-nous des pantins accrochés
Aux jupes des filles
Et de ce que l’on admire

La liberté vient-elle
Telle un siège ejectable
D’où on s’éjecte soit même
Par soucis du présent
Et des présentes choses
Enivrantes
Accueillante au début
Et puis….

Qu’importe nous vivons entre les temps
Avec nos palettes de couleurs différentes
Pour chaque Univers
Même si parfois nous poursuivent
Comme un ton entre les mondes
Les douceurs exaltées
D’un moment bon enfant
Passé prés d’une demoiselle
On regrette, on émiette
Ces sarcasmes et le vacarme
Du monde où ajournée
On a rendu nos pensées
Plus rien, plus rien…
Juste un fantôme
Trop certain…
Trop déterminé…
Heureusement il reste tant,
A espérer ailleurs
Mais où vivait dons ma chérie
Quand je ne la vis
Pas
Et où vit-elle
Maintenant
Qu’elle est loin de moi.

Les jours où tout bascule
Alors on ne veut plus jamais perdre notre richesse
C’est pourquoi on la prodigue autour de nous
On veut attirer chacun à rencontrer sa propre richesse
Enfin, il nous faut des extrêmes puisque notre soif d’exactitude,
Ne permet pas aux simples mortels que nous sommes
De ne pas se sentir écrasé par les dictionnaires ambulants
Les « je sais tout qui » qui hantent l’envie jalouse de ceux qui
Aimeraient bien tout savoir mais n’ont pas la malhonnêteté psychologique
De mettre leur Art au dessus des autres
Bref on à conscience de la relativité des réalités ou on ne la pas
Voila le premier degré d’intelligence

Je suis allé en haut, je suis retombé en bas
J’ai couru vers la gauche et je suis revenu par la droite
Quelle fierté j’éprouve ?
Celle d’avoir fait une fois le tour de mon monde
Mais un monde grandi
Et il y’a tant à redécouvrir
Dans toutes les directions
Les imbéciles croient avoir trouvé quelque chose
Quand ils s’arrêtent en chemin pour regarder un paysage
par Gregor publié dans : Poesies communauté : Les mots dans tous leurs états
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 3 février 2008
Psyché glisse de verres en verres,
Et les notaires calculent nos rires,
Mais nos prières jamais ne se figent,
Dans leurs mauvais soupirs,
Des fleurs on est la tige,
Ils sentent à peine les racines,
Buildings multirécidivistes,
A coups de pioche les anarchistes,
Ils devinent d'en haut, à quelle heure,
Combien de temps, combien d’argent,
La salive quand passe les filles…
Notre passion des fesses rondes,
Ne s’éjacule pas sur leurs affiches,
On s’en balance aussi des bonnes
Loin des statistiques qui nous fichent,
Hauts grillages et chiens aboient,
Leur langage qui ne nous ressemble pas,
Jai connu des tas de gens,
Et bien qu’envoutant,
Les voyages de mon cœur,
Ô douleur, Ô douceur,
La lie du jour c’est mon bonheur,
Ô vides insoutenables,
Comme je vous mens,
Je ne suis pas amant,
Des paroles inéducables,
Viendra ce jour des poètes,
Qui aime la vie,
Pour ces riens fleurissant dans leur tête,
Couleurs jolies, Jolies,
Comme leur bonheur est infini,
Ah… Ailleurs,
C’est tellement rassurant,
Ce temps qui passe,
Comme on s’y réfugie,
C’est lâche ?
Miroir du jour,
Aveuglé de mal être,
C’est chaud, mais froid à l’intérieur,
Cela nous vient d’époque antérieure,
On à moins belle allure, âme sans figure,
Reconnaissais-vous ces drôles de types,
Qui ont des rides en sourire,
On c’est planté d’adresse, on a frappé au mauvais monde,
Frayeurs enchanteresses, de ce temps que l’on sonde,
Ah, venez sonder mon cul !
Vous y verrez quel PQ,
Chante et baille, entre mes entrailles,
Si ce n’est un talent commercial,
D'épouiller les chiottes collectives,
En rêvant d’un rire animal,
Du fric souillé de salive,
Et le reste, quelque peu en sens inverse,
Brasser les ondes à contre sens,
Sous les bombes perses,
Pleines de bon sens,
L’ivresse de l’essence,
Qu’on verse et qu’on dépense,
Et nous qui avons la tête dans les nuages,
Quelle tristesse nous décourage,
Dans le ciel pollué de tapages,
On évacue les nuages.
par Gregor publié dans : Poesies communauté : Communauté de l'opposition
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 8 janvier 2008

Rommance

Tout avait commencé durant l’hiver, les flocons par rubans sur les toits de mon école, et nos traces dans la neige, imprimé des futurs radieux, j’étais en proie aux plus beaux enchantements, les rayons du soleil me semblaient si colorés, je chantais dans la rue, souriais aux passants, tout semblait danser comme dans un rêve prémonitoire, puisque je me suis retrouvé pour la première fois, ce jour là, dans la classe de mademoiselle Florence, une fille rayonnante, aussi légère qu’un oisillon, aux cheveux d’or étincelants, comme un feu crépitant.

Lorsque notre professeur nous demanda de nous configurer en petit groupe de quatre personnes, c’est donc très naturellement que nous nous retrouvâmes ensemble, je reviendrais plus tard, peut être, sur cette semaine, qui ne fait que l’objet d’une introduction dans mon récit, et vous comprendrez pourquoi il m’est difficile de raconter comment cette petite graine s’implanta dans mon cœur trop lourd, ces premiers jours remplies, de ce despotique espoir, encore vierge de possibles à écrire.

Car nous voila un mois plus tard, je déjeune avec son petit ami, nous sommes à la campagne, dans sa résidence secondaire, elle vient de renverser son verre dans mon assiette, et s’excuse avec toute la grâce qui sied à son petit visage rose et tendre.

Il fait bon ce midi au soleil, le vent souffle délicatement, les feuilles tremblent et la lumière rebondis aux sonorités de brises printanières, égarées parmi les branches.

-          Comment se fait-il, cher ami que vous n’ayez pas rendu votre Bilan personnel, questionne l’air incrédule et intéressé de notre ami Pierre.

-          Je ne savais pas tellement comment m’y prendre… Ne t’inquiète pas Flo, c’est bon, un peu de vin dans mon assiette ne peut pas me faire de mal…

-           Tu es sur ! Sinon  je vais t’en chercher une autre.

-          Vous me disiez que vous n’avez pas sut vous y prendre, pourquoi ne pas m’avoir demandé conseil, j’aurais pût vous aider, quels étaient vos résultats lors des tests de personnalité ?

-          Je ne sais plus très bien, j’étais malade au moment des tests, et ce que j’ai dit alors, n’est plus valable à présent…

Pierre était d’un tempérament sur, et la simple possibilité qu’une maladie puisse nous contraindre à penser différemment de d’habitude, le terrifiait, et le désolait, car c’était quelqu’un d’extrêmement généreux.

-          Ah, je vois, toujours votre maladie…, mais par le diable, comment se fait-il que vous soyez malade ? je veux dire, non pas que vous soyez malade par votre faute, mais comment ce peut-il qu’une maladie vous touche, alors que vous paraissez toujours bien portant, comment cela se produit-il.

-          C’est difficile à dire, disons que je déraille, je tremble, je n’ai plus le gout de rien, des idées noires, peur de tout ce qui m’entoure, j’ai l’impression que l’on me veut du mal, pour de petites choses qui m’apparaissent alors disproportionnées.

-          Vous êtes pourtant quelqu’un de sensé, moi qui ai put vous côtoyer, je dirais même que vous êtes un jeune homme plein de bon sens, bien éduqué, je n’aurais jamais put imaginer que vous soyez, que vous soyez, heu…

-          Fragile, rétorqua Florence sans le regarder, puis elle leva les yeux dans l’immensité vague et floue, et me regarda

-          Il est un peu embêtant, n’est-ce pas, voudriez-vous que nous allions marcher tout les deux, elle se retourna vers son ami, « pendant que tu seras en ville, j’avais envie d’aller voir les coteaux dont tu m’as parlé la dernière fois, ils sont splendides comme m’a dit Mme Crevasse, il parait que la vue est vraiment splendide…

Elle se tourna vers moi au moment ou elle prononça le mot splendide pour la deuxième fois, et son regard me transperça le cœur, effectivement tout était splendide en ce jour.

******

Je me rongeais le sang depuis le début de la soirée, allais-je lui annoncer, peut être, peut être pas, et l’hésitation semblait s’être emparée des pulsations de mon horloge interne, et frappait contre mes joues, qui devenaient écarlates.

Je l’aimais, cela au moins j’en étais sur, jamais auparavant je n’avais ressentis une telle attirance, je faisais les cents pas dans une petite salle, à côté de celle où tout le monde dansait et s’amusait, moi je guettais l’occasion d’aller lui toucher deux mots.

A chaque fois que j’engageais la discussion, elle me quittait brusquement, c’était un signe, elle était attiré par moi, mais de quoi avait-elle peur au juste, qu’est ce qui l’effrayait, elle ne m’en avait jamais parlé.

****

Soirée gâchée, je n’ai pas put lui dévoiler mes sentiments, je suis partis peu après avoir raccompagné une amie qui avait abusée des bénéfices de l’alcool…

Et Florence  avec une énergie incroyable la secouait en lui disant des mots rassurant et plein de tendresse, l’étreignait, c’était un spectacle ravissant, où ma belle amie était encore une fois au centre de mes rêves, en train d’être celle que j’avais toujours aimé, bien avant de la rencontrer.

Je décidais de laisser un petit mot chez elle, qui ressemblait un peu au petit bateau de papiers que l’on jette dans les canaux, en les regardant filer le long des rigoles, en s’imaginant leur histoire, et les rivages incertains, qu’allé découvrir mon petit bateau ivre à moi, source de toutes mes turpitudes, jusqu’au lendemain où elle m’avoua franchement, qu’elle souhaitai conserver notre amitié….

*****

La salle de cours se remplie, j’attends en écoutant les pulsations de mes angoisses, nous allons enfin exposer notre devoir de la semaine, tout est prés, et puis tout dégringole, Jean un camarade à oublié ma partie, je m’enfuis, tout est floue, elle ne me le pardonnera jamais.

 

-          Excuse-moi pour hier

-          Ce n’est pas grave, tu vas faire comment pour la note ?

-          Je ne sais pas je n’y ai pas pensé…

-          Mais tu va avoir zéro

-          Peut-être, mais j’avais peur que tu m’en veuilles

-          Tu es fou

-          Je suis fou…

-          Il faut que tu redescendes sur terre

-          De la terre ! J’en ai jusqu’au cou…

*****

Elle est à Paris je suis seul, elle veut que nous restions amis…

Cela me va, je l’aime tellement, plus que ma vie, alors même si elle ne m’aime pas, elle n’y peut rien, on ne choisi pas ce genre de choses, au moins je verrais à nouveau son visage, et puis je pourrais toujours lui apporter tout ce que je peux, et ce n’est pas négligeable, c’est déjà ca, on passera encore du temps ensemble, et le temps prés d’elle m’est si précieux, je n’ai pas tout perdu, et qui sait peut être qu’un jour elle m’aimera, les filles c’est comme ca…

*****

 

-Alors cette balade, c’était bien ma chérie ; où est-il pourquoi tu fermes la porte ?

- Il est partie

- Ah bon ! Et pourquoi !

Son teint était livide et triste, comme une feuille pâle, tremblante au clair de Lune.

-Il devait partir à cause de sa maladie

****

-Je sais que tu ne pourras jamais cesser de m’aimer, alors part, va t’en, je ne veux plus te voir souffrir !

J’avais essayé de l’embrasser... Au début par la magie de l’instant où nous regardions sous un arbre le ciel bleu sans nuage, elle n’avait pas réagie, comme si le temps c’était arrêté, puis avec douceur c’était relevé, avait regardé une fois le paysage qu’ouvrait pour nous les coteaux élevés au dessus des plaines, puis me fixa de son regard immense, remplie de son grand cœur blessé, elle m’avait congédié.

Je repartais le soir même dans ma ville, chez moi… Mon grand ciel c’était éteint, de ma ville je ne vérais pas d’étoiles, pas ce soir….ni demain, ni même après demain…

La veille sous le ciel bariolé de lumière, nous avion volé un instant à nos vies, un petit instant tranquilles et seuls, un parfum d’éternité, que je ne saurais regretter, ni demain, ni même après demain,  mais les lumières sont lointaines en ce jour.

Et ma mémoire de soleils volés, sur ma toile élastique, alors je me souviens….

 


Flash back….

Nous étions installés en terrasse au café, je lui racontais mes rêves, nos futurs voyages en Italie, la Toscane fabuleuse, et l’amour étincelant sous le papier bleu d’azur. Car  c’était bien plus que ca encore que j’écrivais pour la première fois sur la réalité colorée de ce début de janvier, ce n’était pas un mais tout mes rêves de gosses qui se réalisaient, car elle m’aimait, je le voyais dan ses yeux, et surtout j’avais tellement envie de le croire, que le moindre de ses signes étaient une évidence, qui s’empressait de colorier mon livre, mon histoire, mon amour…

Il me suffisait de l’imaginer pour le voir, mon rêve, et pourtant sans ce miroir de l’amour, je n’y voyais que dalle, et c’est bien ce qu’il a fallut qu’il m’arrive, que je le perde mon amour et que je le retrouve…

Mais quel est donc ce besoin oppressant de se fixer encore et toujours dans le regard d’une autre, ce besoin de partager son âme, de se donner confiance en l’autre, n’est ce pas déjà une preuve que l’on est incapable de se rassurer soi même ? Et pourtant….

Ce besoin existe ! On veut construire quelque chose à soi, qui nous appartienne, et l’on à besoin des autres, jusqu’à quel point ? Mais au point de se perdre soi même !!

Quand on est encore jeune, -et on est jeune par choix bien souvent, on vieillit par paresse…- et plein d’espoirs désespérés, mais quelle sublime jeunesse coule dans mes veines, c’est le secret espoir de jouissances éternelles, d’une vie remplie de douceurs, alors oui, je rêve encore d’Italie, et de papier d’azur, où écrire ma vie….

Retour chez moi

Cupiron :

-          Vous êtes rentré cette nuit ?

              Vous auriez dut me prévenir,

              Je vous aurez fait préparer un lit,

-          Je n’en avais nul besoin, cher ami,

Mes nuits manquent de rêve,

Mes sommeils ne trouvent trêve

J’ai perdue mon amie.

 

-          Vous avez l’air si triste,

Vous qui sembliez si heureux,

Ces derniers mois,

Ce peut-il que l’amour,

Vous-ai brisé l’échine,

Comme une vague,

Qui se brise,

Sur l’écueil des collines.

-          Mes soupirs hélas…

On prit mes rêves à rebours

Et par amour, de grâce,

J’ai dut faire demi tour.

-          Elle ne vous aime pas ?

-          En lambeaux j’ai crut voir,

Du fin fond des caveaux,

La lumière éparse,

Me remontait jusqu’à flot,

Mais ce n’était que vacarme,

A présent je désarme,

Tous ces bruits de fureur,

M’apparaissent comme un songe,

Que j’ai éteint tout à l’heure,

L’orgueil de la tête,

De ce vers qui me ronge,

Les prisons de mon cœur.

-          Vous êtes quelqu’un de ci bien,

Comment est-ce possible ?

Si j’étais femme dés demain,

Je vous écrirais dans mon livre,

D’une encre indélébile.

-          Mais vous n’êtes pas femme…

Qui connait leurs états d’âmes ?

Il leur faudrait de l’or,

Et de plus belles aurores, encore,

Où bercer mes pas funestes ?

Et le peu de bien qu’il me reste ?

Dans les collines enflammées,

La vague à percé,

De nouveaux rivages ensoleillés,

Et De larmes à louvoyer.

-          Mais vous irez bien mieux,

Je vous prépare une tisane,

Dormez un peu,

Vous verrez d’autres dames…

-          Ce ne sera jamais qu’un nouvel écho,

A son roulement infini,

Elle qui m’a rendu si sot,

De croire au lents paradis,

Et même aveuglé,

Comment pourrais-je oublier,

Le trésor de mes yeux perdus,

Cette ligne en accents aigus,

Dont je me suis épris,

Et qui m’a tout appris

par Gregor publié dans : Poesies communauté : L'âme du poète
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 5 janvier 2008

L'astronome qui ne croyait pas au ciel. 

 

Toi, venu du monde du ciel et du souffle,

Abasourdi parmi 4 et 5, 6 et 7,

Bois du vin ! tu ne sais pas d'où tu es venu !

Fais la fête ! Sais-tu, vers où t'en iras-tu ?

 

Le temps sans serveuse et sans vin, c'est rien !

Sans les mélodies de la flûte, c'est rien !

Plus je regarde les choses d'ici ....

Sauf les filles et le vin, tout est rien !

 

Khayam, si tu as du vin, trouve-toi bien !

Prés d'une jolie à joues de tulipe, si tu es assis, trouve-toi bien !

Puisque la fin des affaires du monde, c'est rien,

dis rien à ce rien ! puisque tu vis, trouve-toi bien !

 

Un nuage est venu; de nouveau sur l'herbe ont plu des pleurs;

Sans vin vermeil il ne faudra pas vivre;

Cette herbe qui ce jour est notre perspective

Sera sur notre tombe la perspective de qui?

 

Tant et tant j'en aurai bu, du vin! que ce parfum de vin

Sortira de la terre quand je serai sous la terre,

Qu'en passant sur ma tombe l'ivrogne à jeun

Tombera frappé de mort par le parfum de mon vin !

 

Bien que l'argent ne soit rien pour l'intelligent,

Le jardin du monde est un enfer pour l'homme sans argent;

La violette est tête basse, est sans éclat, car pas d'argent!

 Cousue d'or, la rose rit vigoureusement.

 

Longtemps j'ai regardé les ateliers de potiers;

Je n'y voyais pas de tuliperaie;

Un soir j'y vis un pot de vin modelé comme une jolie

Et depuis, dans les ateliers de potiers, je ne vois que la tuliperaie.

 

On ne compare pas assez les jolies aux tulipes !

Une belle qui se fait jolie, c'est une tulipe !

Quand j'ai bu un peu de vin, j'aime la rose;

Quand j'ai bu tout le vin j'aime la tulipe.

 

Le vin diminue l'orgueil de la tête;

Le vin détruit les noeuds têtus;

Le démon, s'il avait bu rien qu'un verre,

Se serait devant l'homme deux mille fois jeté à terre.

 

Le bijou de mon individualisme, contre aucun argent je ne le donnerai;

Mes souffrances individuelles, contre aucun baume je ne les donnerai;

La poussiére sous ta porte, ô ma jolie, contre l'empire de Djan je ne la donnerai.

Un seul de tes cheveux, contre la terre, contre la mer, je ne le donnerai.

 

 

 

par Gregor publié dans : litérature communauté : Les Grands Poètes