L’abandon

Publié le par Gregor

 

Tout abandon est monotone, versé sur les ribambelles de couleurs, changeant la proue qui vole aux cieux mauves, dans le repos lointain d’une âme amoureuse, toute calme et toute belle, mais déjà lasse et creuse, les beaux jours ont fanés leurs lustres éclatant, l’éclair à frappé deux fois au même endroit, parjures et haines d’enfant, tout à fait désolant, comme j’allais au travail, remplir des sacs de paille, pour d’autres sacs de paille, qui rempliront de plus vaste encore, jusqu’à toucher l’espace, empilant les cadavres pour bâtir des forteresses, des châteaux vert et rose, où le diable s’inquiète de quelques villageoises, partit pour des cueillettes,  qui n’en reviendront pas…. Ah mourir pour des prunes… Dans son petit chiffon, elle cachait son nez rose, pour ne pas pleurer, elle avait la joue tendre, encore un peu salé, raté et deux fois raté, encore une fois recommence, augure ce nouveau ciel pour lequel tu trimbales des papiers de couleur, recommence, afin que plus ne s’exile, le temps est arrêté, il dort, il dort, à ces heures de la nuit, où neiges endormies, sur les toitures blanche aux reflets de la Lune, partir vers d’autres sphères, rompre les façons, qui rendent si aimable, aux yeux des gens aimables, pour d’autres gens aimables, qui s’aiment et s’éclaboussent des plus hautes vertus, et qui béniront leurs enfants, de milles éclaboussures, souillures et compassions, pouah ! Cracher au ciel d’émeraude leur plastique figure, en rêvant des parjures, murmurés tout bas, ô printemps qui s’écume, derrière les vitres bleues, tu n’en reviendras pas, de tant d’imposture, chérissant les bulles légères que tu soufflais enfant, l’hypocrisie amère, que tu bois malgré toi, damné parmi les damnés, aux sombres abreuvoirs… Comédie de la soif, je regrette l’Europe, où tous les hommes ont soif, je regrette le temps las et les femmes obscènes, qui chérissaient leur stature et leur monture là, ailleurs et maintenant, mes pensés à l’Orient, vont comme au cinéma, défile à reculons, qu’importe les lilas, où tombent les amoureux, quand c’est d’amour qu’on cause, on cause souvent mal, là, ailleurs et maintenant, évanoui mon ambre, clouée sur la poitrine, avec mon numéro, qui défile et s’effile, qu’importe, le numéro est toujours le suivant, et l’alchimie des mœurs en alignent toujours des nouveaux, qui ressemblent aux anciens, qui n’étaient pas bien beaux… Comédie de la soif, je regrette l’Europe, et les yeux de ma mère, aveugle et souterraine, ma vie sous une ombrelle, aveugle et souterraine, pétille la fleur blême, aux rayons d’éther ultraviolet, la valse des passants, l’humeur est bien vague, où se collent les algues, des marais incertains… facile, trop facile, les mots que l’on aspire comme un venin noir, la boue pend à la bouche, baveuse iconoclaste, des rêves et puis des drames, qui coulent et puis divagues, sur l’oreiller sans femme, dans les bleuités vague, de la chambre d’enfant, qui renferme les secrets, de saveurs et de rages, quelques nuages oranges, et puis les amours passent… Tout ce que je n’aurais pas apprit, mal retenu, si tu savais combien j’ai bu, mes rêves avec dégout, il y’a tant de nous, qui se disloque, les brulures et les cloques, comme des traces indélébiles, et l’espoir impossible, va, barbouillé de peinture, écorché par l’azur, qui fait luire le bonheur, inaccessible…  Dévalant les cascades de couleurs, où l’aube fine resplendie, de milles flambeaux alanguis, sous l’âpre coquille de douceur, flânant en chemin sous la brume, une petite maison fume, chamboulée par les haleurs, et le colibri des candeurs, la petite Eglise n’indique plus l’heure, Quel jour est-il ? L’imaginaire gisait là, en de sombres pâtures, renversé par la science, religions monotones, et fables en tout genre,  et dire qu’on chantait les louanges de Dieu, comme c’est navrant… Grace à lui, l’on pouvait légitimer toutes causes, et les peuples venaient manger dans sa main, mais maintenant qu’il est mort, qu’il n’y’a plus rien après la mort, en ces temps révolus, où l’éternité nous échappe, soyons sérieux, qui vend encore le paradis ? L’imagination n’existe plus, on la prostitué à la réalité, on la damné par principe, pour des faux culs entêtés, en des galaxies d’objectivité, en conformité avec la morale religieuse du pognon, jeunesse passe, jeunesse sans espoir, culte métaphysique du souverain, quel qu’il soit, obéir au devoir, aux épouvantails idéologiques, aux codes de couleurs, où les jolies filles se collent, comme les papillons se brulent les ailes aux allogènes  barbouillées de culture, aux supermarchés des penseurs, écrivains, peintres, saltimbanques, bandits, poètes… Bref, encore quelques croyance divines, quelques amours déçut qui ont tourné vinaigre, quelques flammes éteintes, quelques rivages d’amertumes, dans le brouillard de brume, où l’avenir se dessine, inexorablement…  la tendresse des couleurs que l’on invente, dans l’azur mauve cendré, où chère âme, tu étais apparu, ne serait-ce, la fin des temps, un recommencement ?

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